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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 10:08

 

 

            « Danaïdes, mes sœurs, recommençons encore ! »

Je cherche dans ma mémoire qui a terminé ainsi son poème sur le courage et l’obstination à faire sans fin ce qu’on doit faire. Rien, pas l’ombre du début du premier frisson d’un commencement de souvenir – à me demander pourquoi le vers final est resté si bien ancré dans un repli de mon cerveau, dans un des lobes où les choses s’entassent précieusement sans qu’on puisse jamais garantir qu’on pourra les en exhumer au moment voulu. Bon, tant pis ! Je voulais simplement commencer la semaine d’une allure gaillarde : le lundi on est toujours plein de bonne volonté, me semble-t-il, avec devant soi toutes les meilleures résolutions du monde. Un peu comme le premier janvier, en plus raccourci. Dans l’incapacité de mettre l’étiquette de son auteur sur cet embryon de poème, je vais chercher une mine dont je ne me sers jamais – « Poètes lyriques française de France et de l’Etranger depuis le Moyen-Age jusqu’à nos jours » … Rien que ça ! et en 721 pages, ce qui n’est pas trop (mais beaucoup des poèmes du deuxième rang sont ajoutés en tout petits caractères, cela vous gagne beaucoup de place, c’est une espèce de tricherie). Je suis certaine d’avoir jadis puisé à ce tonneau des Danaïdes dans ce Fonsny et Van Dooren de 1902, qui  accompagnait les rêveries de ma mère lorsqu’elle était normalienne à Mâcon. Pour autant je ne retrouve rien de ce que je cherche, mais je m’émerveille de la foule des poètes oubliés. Certes il y a des noms passés de mode – Maurice Rollinat, Jean Aicard, André Theuriet,  Léon Dierx ou François Coppée – et il était juste que leurs noms fussent honorés à cette époque et beaucoup moins à la nôtre. Mais Yann Nibor ? mais Victor Meusy ?. mais Emile Goudeau ? Et je cueille ces noms à la petite cuillère, parmi une floppée – Lantoine, Lacuzon, Quillard…Promis : à la première occasion, je vous citerai un vers de chacun, vous jugerez.

 

 

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commentaires

E
D'après Internet, le texte "Les danaïdes" 1897, serait une pantomime de Paul MARGUERITTE. (Nos Tréteaux Charades de Victor et Pantomimes de Paul...)<br /> 1ère danaïde : "Danaïdes, mes soeurs, recommençons encore ! / 2ème : "Non ! l'eau fuyante passe à travers nos amphores / 3e danaïde : "Nos vases ont pour fond l'air impalpable, l'air !" Vous aviez<br /> sans doute déjà retrouvé chère Lucette.
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