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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 10:13

          Je peux certes - et volontiers –  laisser de côté l’option de nudité intégrale choisie par Patricia Petitbon (pour ne pas la nommer) chantant Lulu ou Les Contes d’Hoffmann, alors que j’apprends d’autre part que pour certaines effeuilleuses de profession à leurs débuts c’est la croix et la bannière pour se délester du dernier voile, si réduit soit-il. Il me reste le comique de certains programmes, et hier j’aurais dû me considérer comme gâtée puisque je faisais suivre L’Impossible Monsieur Bébé du premier spectacle des Monty Python, en petits morceaux comme il se doit et présentant plutôt l’aspect d’un chantier de construction que d’une représentation aboutie. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse : je n’ai pas ri avec cette perle de Howard Hawks autant que je l’escomptais (c’est inquiétant d’ailleurs : déjà pour la dernière ressucée des Tontons Flingueurs qui est toute récente je n’ai pas bien ri – suis-je en train de vieillir ?). Tout le début, style comédie américaine effervescente toute en dialogue explosif et en agitation donnant le tournis (mais j’aime, d’habitude), m’a plutôt lassée : j’attendais le moment où devait intervenir le léopard, car c’est vraiment un déclencheur exceptionnel d’absurdité et de grotesque. Le dialogue devenu surréaliste, les longs feulements de la bête précédant leur imitation par le chasseur de gros gibier, le quiproquo des deux fauves – l’apprivoisé et le sauvage -, la scène hurluberlue dans la prison où tout le monde se retrouve, tout cela constitue des temps forts qui ne peuvent en aucun cas perdre de leur efficacité comique. Je n’ai donc pas perdu ma soirée, même si les Monty Python m’ont rendue perplexe : j’aimerais vraiment pouvoir retrouver une suite de numéros des Raisins verts d’Averty – ces ovni des années soixante – où les séquences se ponctuaient de baigneurs passés à la moulinette et où l’esprit fusait en feu d’artifice dérangeant. La fraternité avec l’humour britannique à son plus déjanté serait sans doute très enrichissante à faire ressortir. 

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