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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 09:23

De quelques attitudes

 

 

            Je ne mets pas encore de titre, et ma foi ces quelques minutes accordées à la réflexion dont je peux jouir (si je rédige d’abord mon texte sur Word avant de le passer sur mon blog dès demain) me sont hautement agréables à prendre au passage. Pour autant une idée-clé ne s’impose pas plus nettement qu’en direct sur le Web. Je ne sais pas ce qu’il faudrait comme démarche intellectuelle pour pouvoir disposer à volonté d’un thème n’attendant que d’être traité pour le bonheur de tous. Et cependant je suis plongée tous ces jours dans la relecture approfondie de mon « Journal au laser », que j’aurais bien dû dès la première mouture appeler « Journal au napalm », vu qu’il ne reste pas grand-chose debout après mon passage. Tout le monde en prend pour son grade et au-delà. C’est une manière de contrarier la vision béate avec laquelle le public accueille en général les sourires de l’information toxique ou, tout aussi bien, la gravité un peu lugubre des moments de crise : quand un de nos suprêmes (et surtout d’ailleurs si c’est ZE suprême) vient nous dire que le moment est sérieux, qu’il compte sur notre compréhension à tous, sur notre sens des valeurs nationales, je ne suis pas sûre que le bon public ne se sente pas tout réconforté, « Il était rudement sérieux, hein, il n’a pas fait de promesses, ça change un peu, on va pouvoir commencer à croire qu’il va s’en occuper un peu sérieusement ». Une tonalité ou une autre, certes, mais la même disposition à croire en l’efficacité de notre pilote. Moi je rame plutôt à l’envers, ça n’est pas plus efficace que dans l’autre sens mais pas pire non plus, et je me garde une espèce de contentement à ne pas mettre de lunettes de soleil contre l’éblouissement de nos astres. Les fixer droit dans les yeux, ça n’est certes pas drôle, c’est même déprimant, mais ça vous garde paradoxalement en lucidité, en tout cas c’est comme ça que je fonctionne et j’aime assez m’avancer vent debout en luttant contre les rafales (« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent, ce sont / Ceux dont un grand dessein emplit l’âme et le front »…Je vis donc intensément parce que je lutte, ça va bien, merci, et vous ?) Face à la bise on est bien obligé de se  plier en deux pour offrir moins de prise aux bourrasques, mais en revanche quel plaisir quand on se détend, quand on se relève !

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