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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 10:50

 

 

            De temps à autre, mes rêves – ceux du moins dont je conserve le souvenir assez nettement une fois éveillée – me replongent dans les angoisses des jeunes années au niveau des contrôles de connaissances scolaires. Soit on m’interroge longuement sur le Vivarais (et qu’ai-je bien pu dire sur le Vivarais à l’âge visé ? C’est tout juste si je peux à présent le situer sur une carte), soit les questions portent sur une période historique dont je n’ai aucune idée, dans un pays que je ne pourrais, lui, situer sur le globe. Je ne pourrais d’ailleurs répéter les questions posées : je ne suis pas sûre de les avoir entendues, voire écoutées, quand on les a formulées ; j’ai simplement, pesamment, déplaisamment, la prescience qu’on m’attend au virage et qu’on m’a sournoisement interrogée de manière que je ne puisse répondre. Y aura-t-il une sanction prévue ? Je ne sais, mais je soupçonne qu’elle dépassera la catégorie bonnet d’âne, mise au coin, exhibition devant toute l’école pour conduite blâmable ou paresse inacceptable. C’est plus douloureux que cela, c’est comme une exclusion. Sans qu’on m’ait communiqué les résultats de l’examen, ni le corrigé de mes erreurs ou silences, je me sens accablée de mes insuffisances, repoussée, indigne. A tel point que lorsque je me réveille, en sursaut et dans les affres, il me reste un cœur lourd comme une pierre qui met bien du temps à se remettre à battre en douceur. Et je ne sais ni pourquoi il s’était affolé, ni ce qui peut le calmer : il faut seulement attendre que les mauvaises impressions traversées puissent se dissiper, comme les brumes matinales qui, avec un peu de chance, peuvent laisser place à de belles journées…

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