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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 09:06

Ce n’est pas la peine de connaître ça par expérience personnelle : tout le monde sait bien ce qui se passe quand on agite un bâton au beau milieu d’une fourmilière. On a l’impression en ce moment que l’équipe gouvernante, précisément au beau milieu d’une fourmilière en éruption, a perdu de sa belle cohésion et que chacun cherche à grimper sur quelque chose, n’importe quoi, qui lui permettrait de s’extirper de ce grouillement agressif dont les éléments les plus vengeurs lui grimpent déjà le long des mollets. La partie n’est pas jouée,  dites-moi : des fourmis – et des fourmis en colère – ça ne se laisse pas intimider, ça ne lâche pas prise, ça peut d’ailleurs pincer ou mordre, et la quantité joue. Donc, voilà cette fourmilière installée dans le paysage politique de la Doulce France, voilà nos gouvernants réduits quasiment au sauve-qui-peut, voilà les politiques de tout bord qui donnent leur avis, blâment, invectivent, dénoncent, brandissent des comptes, des factures, des révélations jusqu’à présent plus ou moins secrètes. La presse s’agite, la presse pour, la presse contre : celle qui brandit des preuves, celle qui les compte pour du beurre. Les ténors, les basses, les contraltos, chacun y va de son petit couplet. Le tout sur fond de procès Pasqua, figure emblématique des vices, forfaits, contorsions et distorsions condamnables d’une certaine droite qui, malgré tout, est bien située au coeur de la droite même si les uns ou les autres essaient de ne pas lui faire place sur la photo de famille. Notre Sarko va passer un mauvais week-end, je vous le dis, à préparer ses réponses à « toutes les questions », a-t-il largement précisé. Mais croyez-vous vraiment qu’en une heure d’horloge il va pouvoir répondre à toutes ? J’en doute, d’autant que depuis la crise (celle qui secoue les assises de son directoire) il a perdu de son mordant dans le style oral, il traîne sur les virgules, il n’agite plus les épaules en signe d’énervement et de dynamisme, il regarde pathétiquement, il nous la joue père de famille douloureux s’adressant au bon sens de sa progéniture. Mais qui accepterait d’être sa progéniture ?

                                                                                Lucette DESVIGNES.

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