Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 16:16

 

 

 

            Il y a décidément dans l’air, tout humide qu’il est (oui mes belins-belines : qu’il est), un de ces signes avant-coureurs du printemps dont vous repérez l’étiquette pour la première fois dans les dictées de fin janvier du cours élémentaire, sans doute parce que la maîtresse n’en peut plus de voir de la neige et du brouillard et qu’elle aspire par anticipation après les premiers clins d’yeux du soleil. La température est clémente, on ne peut le nier ; les temps brouillés ont fait place à des éclaircies encourageantes,  et la luminosité est carrément autre, moins opaque, plus aérienne, plus aérée. La couleur de la terre a subtilement changé, elle aussi, comme si elle se déclarait suffisamment abreuvée pour se mettre au boulot dès à présent. En fait les bulbes de jacinthes, narcisses ou tulipes n’ont pas attendu sa permission pour besogner de leur côté ; je leur souhaite même de ne pas trop tôt pointer le nez à l’air libre : les gelées qui nous menacent encore ne leur causeront pas un mal irréparable mais les mettront en retard et c’est justement dans les premiers jours de printemps qu’on s’impatiente le plus de voir tout sortir de terre. J’ai prévu large et beau dès l’automne, par plate-bande, par carré, par vasque, par bordure : si j’avais à l’avance calculé le nombre d’heures passées à ces cogitations d’avenir, peut-être n’aurais-je pas commencé à m’en occuper, d’autant que mes prévisions ne sont pas, hélas, automatiquement vérifiées. Mais j’aurais un peu honte si dès à présent, en voyant le sol s’apprêter à s’activer, je devais me dire qu’il se prépare en vain puisque je n’ai rien planté en prévoyance de ses bonnes volontés. A demain !

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens