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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 10:10
     Le problème que j'ai abordé hier est un problème majeur puisqu'il concerne la fin de vie. Nous avons tous tant d'exemples présents à l'esprit de fins tragiques, consternantes, injustes et insupportables, où à la souffrance s'ajoute la perte progressive et totale de tout ce qui faisait la personnalité vivante. Pour moi la cause est entendue, et depuis longtemps. Mais il y a toujours un tabou qui empêche la parole, la connaissance, la discussion. Et que la BBC s'ouvre au sujet, et accepte qu'on y consacre deux longs épisodes, m'est apparu aussi significatif que surprenant. Le constat en Outre-Manche est identique à celui qu'on peut établir chez nous : celui qui à bout de force et de souffrance et sans aucun espoir de guérison ni d'amélioration de son état, se sachant au contraire condamné à la progressive et irrévocable dégradation du physique, du mental, de la connaissance, de l'affectif, puis de la parole et du contact avec ses proches, ne peut compter sur personne pour l'aider dans sa décision de partir tant qu'il peut encore en exprimer la volonté. Il peut au contraire redouter de se trouver engoncé dans la torture de "la guenille" sans pouvoir réclamer l'ultime liberté (d'où bien entendu les précautions à prendre tant qu'on a encore toute sa tête). D'où l'insistance de ces deux épisodes à faire triompher, malgré le déchirement imposé à la famille, la volonté d'en finir de la "condamnée"  - et pour cela il faut recourir à la Suisse, évidemment moyennant finance. Ce que je veux signaler aujourd'hui, c'est, en contraste avec la position du conjoint, la rébellion du fils devant cette décision dont il refuse farouchement l'exercice à sa mère. Affaire à suivre si vous le voulez bien.    

                                                                                                                             Lucette DESVIGNES.

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