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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:19

Dans la scintillante panoplie des succès de rire franchouillards, dont on ne cesse de détailler les faiblesses pour finir par les décréter inusables (ainsi pour Pouic-Pouic : « certes cela ne casse pas trois pattes à un volatile, mais cela n’empêche pas qu’on adore » - ou pour Les Tontons flingueurs : « On connaît par cœur, mais on en redemande »), il est rare qu’on cite Elena et les Hommes, et c’est fort injuste, car c’est sans doute le film le plus tonique, le plus plaisamment drôle qui soit : plus que tous les autres, il mériterait d’être remboursé par la Sécu… Cette fausse aventure d’un faux général Boulanger recrée cocassement un complot contre la République traité dans le sarcasme, à gros traits appuyés, comme un conte étourdissant au tempo endiablé. Les foules y sont non seulement présentes, mais actantes, dans l’ivresse d’une revue de 14 juillet ou dans la démonstration collective que l’amour est la seule force qui puisse mener le monde. Le rire et le sourire d’Ingrid Bergman n’ont d’autre rival pour nous ravir que son merveilleux accent de princesse polonaise. La pléthore d’acteurs de second rôle, tous utilisés exactement comme on l’attendait et si nombreux, si agités, si bien à leur place, constitue au finale une farandole magique dans la houle de laquelle on se sent emporté          avec bonheur : car comment résister à la voix de Gréco, Gréco avant son nouveau nez, Gréco la sorcière, Gréco l’amour aux grandes vagues venues des profondeurs ? Guettez bien Elena et les Hommes si vous l’avez manqué samedi :  sa lumière a de quoi ensoleiller votre début d’année même si c’est son hymne à la nuit qui est inoubliable…

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