Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 11:40

 

 

  Histoire de rester sur le terrain des règlements de compte annoncés, je voudrais revenir   sur un problème de langue dont la mise en garde paraît de plus en plus indispensable, vu ce qui se dit à la radio ou à la télé (ou ce qui s’écrit dans la presse). C’est sûr que « souhaiter » et « espérer » veulent dire la même chose, pour autant ils ne se construisent pas de la même façon. Espérer a besoin de l’indicatif (il n’y a qu’à penser à cette construction si simple qui constate : « J’espère que tu as bien pris ton parapluie ») même pour une projection dans le futur : « J’espère qu’il ne pleuvra pas », « Il espérait qu’il ne pleuvrait pas », ce deuxième exemple avec valeur de futur dans le passé – ça suit là-derrière, au dernier rang ?    ça n’est pas la mer à boire tout de même, si ?). Souhaiter (pensez aux souhaits de Jour de l’An, pleins de bonne volonté mais si fragiles) n’a pas de contact avec la réalité : « Je souhaite qu’il puisse venir » (mais ce n’est pas sûr), « je souhaitais qu’il pût venir » - toujours aucune certitude mais seulement l’envie que ça se fasse. Or on a tendance à dire de plus en plus « j’espère qu’il ne soit pas malade » par confusion avec la notion de souhait. Même un ministre, cet été, a fait la faute. Ne la faites pas, mes belins-belines, vous me ferez plaisir – et honneur. Je pense en particulier à notre dédicataire du N°800, couronnement de Charlemagne ayant lieu sur mon blog le jour de la fête nationale de la République : il m’avoue faire la confusion des deux verbes, j’espère à présent que mes explications ont été assez claires. (Sinon, qu’il me fasse signe, je suis là pour ça). Dès que la langue est en péril je retrouve du poil de la bête, vous le savez bien….

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens