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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 09:57

         Si j’appelle un plombier, parce que quelque part quelque chose s’est déglingué dans ma tuyauterie domestique et que l’urgence commande, ou si ce doit être un électricien, parce que mes volets roulants sont coincés ou que le portail refuse de se fermer, invitant ainsi tous les clébards du voisinage à venir faire un tour dans le domaine de mes chats, je sais que leur déplacement me sera facturé, de même que le moindre de leurs gestes pris en détail (dépose, enlèvement, remise en état, installation, vissage, dévissage, tests de fonctionnement…). Et n’est-ce pas là justice, après tout ? On n’a rien sans rien, personne ne travaille pour l’empereur : on a quitté la féodalité où en échange d’une protection aléatoire à l’intérieur des murailles du château–fort les paysans, d’ailleurs réfugiés avec leurs possessions et leurs vivres, s’engageaient pour la vie à entretenir les bâtiments et les douves ou à crouler sous la corvée. Dès qu’il s’agit d’autre chose que de la circulation commerciale d’un objet ou d’une denrée, dont le prix à tort ou à raison augmente de manipulation en manipulation, on s’attend à voir évaluer le moindre geste qui correspond à l’activité humaine, artisanale ou autre – à la limite, selon la bonne volonté de l’actant, il pourrait offrir sa prestation pour rien puisque c’est lui qui la chiffre. A la limite, donc, on pourra s’indigner qu’il chiffre sa participation, si modestement que ce soit, cet actant dont on sollicite l’activité, surtout si c’est une participation intellectuelle : puisque tout sort de son fond, puisque seuls ses neurones sont sollicités, pourquoi ne fait-il pas cadeau de tout ça ? A méditer, mes belins-belines,que cette gratuité soit attendue comme un dû…

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