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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 09:27

 

 

            En avant pour le florilège poétique des inconnus trouvés dans l’anthologie de ma mère ! Juste une citation par personne,  c’est sévère et probablement injuste pour épingler à jamais dans vos mémoires la production de ces malheureux poètes disparus… Tant pis ! Yann Nibor, j’ai dit – voici la fin  des « Naufragés du Thécla » : « Et quand j’pens’ qu’on vient d’les coffrer, / Ca m’donn’ comm’ des envi’s d’pleurer » (réaction du poète à la condamnation des trois malheureux matelots survivants du Thécla,  restés sans vivres ni gouvernail à bord et amenés par le cannibalisme à la folie). – J’ai dit aussi Victor Meusy, allons-y ! Extrait des « Nuits » : « Lentement, lentement, du fond de la vallée,/ L’ombre monte et s’étend sous la voûte étoilée ; / Lumière et bruit,/ Tout fuit ;/ Le rêve suit/ La nuit. » J’ai dit encore Emile Goudeau, en avant !  Lisons le poème « Ce que chante la houille » : « Voici par un jour de grésil / Qu’un faux printemps teignait de rouille, / Ce que, vivante sur son gril, / Me chantait tristement la Houille : » (vous ignorerez la chanson à tout jamais, mais consolez-vous : moi aussi ). Goûtez plutôt le « Rondel » d’Albert Lantoine : « Elle a dit : « Non ! » - et j’en mourrai. / O Lune, épands tes larmes blanches ! / Je vais sous l’if aux mornes branches / Trouver le repos désiré ». Et Adolphe Lacuzon, donc ! « La ténèbre première absorbe encor l’espace ; / Imprescrite, elle est une, et, par l’immensité, / Où rien ne luit, où rien  ne bruit, où rien ne passe, / Tient les astres figés dans son opacité » (le titre est en parfaite harmonie, puisqu’il se lit « L’Avènement des Ages »). Enfin,  pour conclure ce florilège (mais je pourrais continuer : vous n’aurez qu’à m’en redemander à l’occasion),  « L’Automne » de Pierre Quillard : « L’automne a dénudé les glèbes, et le soir, / Un soir d’exil et de mains désunies, / S’approche à l’horizon des plaines infinies, / Roi dévêtu de pourpre et spolié d’espoir ». Ne me dites pas que ça ne vous en bouche pas une rondelle…

Et Michelle Dalby, donnez-moi votre adresse…

 

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