Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:29

            Je vous ai souvent entretenus, mes belins-belines, de la flexibilité et du flou des fonctions d’état-civil dans mon soap anglais favori, pour qu’on puisse revenir sans surprise au déroulement actuel du feuilleton. Et n’oublions pas qu’il est censé se dérouler au jour le jour, Noël le 25 décembre, Pâques après les Rameaux et les noces princières dans quelques jours. Je crois qu’en plusieurs années j’aurai vu tout l’attirail possible de ces célébrations. Un mariage pakistanais faisait date, certes, avec cheval et costumes éblouissants – pour ne rien dire des défilés de rue et des danses auxquelles tout le monde participe. Mais j’ai vu aussi les mariages-tempêtes, où l’argent destiné à payer l’hôtel ayant été volé – on ne sait toujours pas bien par qui – la grandiose réception est supprimée et les invités mis à la porte. J’ai vu un mariage interrompu au moment de la formule « Si quelqu’un connaît un obstacle à ce mariage, c’est le moment pour lui de s’exprimer » : le futur évincé, sûr que la mariée n’a fait qu’être séduite par la belle situation du marié, clame son amour depuis la galerie de l’orgue et la cérémonie est bel et bien remise à plus tard (c’est ce même futur le marié, cette fois-ci, et l’accord officiel se fait dans le bistrot de la Vieille Reine Vic, avec agenouillement devant la mariée pour une demande publique entérinée par les amis et connaissances et, ma foi, pas d’officiant religieux mentionné). J’ai vu aussi deux mariages célébrés en même temps, l’un somptueux, le second tout modeste – ce qui n’empêchait pas le marié de tomber d’un toit (oui…) le soir même. Cette semaine j’ai eu en prime les palabres de deux vieux ménages qui veulent régulariser la situation mais dont les disputes durent jusqu’au dernier moment, les amis attendant, certains sur leur trente-et-un, les autres sortant du marché, les mariés habillés en quatrième vitesse, tandis que l’autre couple, voulant profiter du battement dans l’horaire d’une célébration en retard, tente de négocier son propre passage en vitesse devant l’officier de l’état-civil – sans résultat : prise de court devant cette bousculade imprévue, la conjointe non seulement refuse cette précipitation mais encore annonce à l’impatient son intention de le quitter, dont acte. Aucun rapport avec les mariages à la française dont regorge le cinéma de papa,  chaque metteur en scène trouvant le moyen de faire original malgré les embûches. Ah ! le cinéma de papa… 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens