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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:31

 

 

 

J’ai pu constater avec grande satisfaction que deux de mes propos tout récents s’illustraient en même temps. D’abord, le flou des précisions d’état civil présentées dans mes soaps britanniques (est-ce vraiment le reflet d’une indolence administrative que blâme notre cartésianisme?  ou n’est-ce pas plutôt la galopade en roue libre des scénaristes desdits soaps ? la question reste posée) : un couple sympathique qui œuvre côte à côte dans le service des urgences, chirurgien-chef et infirmière, a toutes les peines du monde le jour du mariage à se retrouver à la mairie devant la célébrante à  cause des urgences qui priment , à tel point que le retard auquel s’ajoute une annonce de nouvelle urgence par accident de la route empêche les mots décisifs et le oui les liant pour la vie d’être prononcés. Dans la précipitation, tout le monde se retrouve à l’hôpital en tenue de travail, et le souci des noces semble  héroïquement mis de côté. Or, le nouveau chapelain dans sa chapelle nouvellement rouverte va terminer la cérémonie entamée :  autre discours, autre atmosphère, les mariés et tous les assistants en tenue d’hôpital sont enfin « de noce », comme on dit chez moi, sans qu’aucun papier soit signé (oui ! pas de ne derrière sans que) ni pour une quelconque inscription ni après un beau petit discours à la bonne franquette. On se croirait à Gretna Green, pour un peu. D’autre part, l’exploitation du filon désolation devant la mort d’un nourrisson prend le pas sur la révélation de la vérité, d’où nouvelles tentatives de la jeune mère voleuse d’enfant devenue zombie de proclamer son forfait et nouvelle incrédulité de la famille : ça dure, ça dure, autant les vroums vroums de la moto de ce brave sidaïque naguère. Je commence à douter que le dors-bien à l’inscription cocasse puisse longtemps être brandi comme pièce à conviction, on va bien le changer tout de même,  cet enfant volé ! Et le défilé des oncles, tantes, cousins et cousines va peut-être s’arrêter : là-bas ils pleurent tous, ici ils boivent tous, portent des toasts, félicitent la jeune mère…Allons, les scénaristes, secouez-vous un peu !

                                                                                       Lucette DESVIGNES.

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