Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:51

           Mea Culpa  N°658 – Ligne 5, lire « Egypte » et non bien sûr « Algérie » (écho déplacé d’une conversation qu’on tentait d’avoir avec moi déjà crispée sur mon engin  - comme quoi, il est démontré une fois de plus que la peur n’évite pas le danger).

             Les problèmes d’identité ont souvent défrayé la chronique relative aux us et coutumes de mes EastEnders familiers. J’ai déjà eu l’occasion de dire que des confusions, erreurs en tous genres, dissimulation de noms ou de dates de naissance, étaient Outre-Manche bien plus fréquents que chez nous où l’Etat civil fonctionne de manière rigide et minutieuse. J’ai déjà trouvé dans divers feuilletons – y compris ceux de la chirurgie intensive, où tout est prévu pourtant pour faire sérieux et empêcher l’incrédulité – de ces mariages ou remariages sans fonctionnaire pour authentifier la chose, les formules (y compris celles des mariages célébrés par Elvis par l’intermédiaire d’Internet) variant sauf l’ordre d’embrasser la mariée. C’est aussi en Grande-Bretagne que de temps à autre on découvre qu’on a épousé sa sœur (ou vice versa et réciproquement, dirait Pierre Dac). Il y a déjà eu il y a quelques années des problèmes de ce genre posés par ce feuilleton increvable ; on y revient en ce moment, en théorie en pleine période de Noël (d’habitude le récit se situe rigoureusement selon la datation des fêtes : cette année il y a eu quelque retard, puisque la naissance parallèle de deux bébés mâles dans deux familles voisines vient de se produire au moment des réjouissances populaires de la Saint-Sylvestre). Ici un Tommy, là un Jimmy. Or tandis que la mère de Tommy est ramenée en hâte à l’hôpital pour des complications non vues d’abord, la mère de Jimmy trouve le bébé mort dans son berceau – la mort subite des nourrissons, c’est fréquent m’apprend-on. La mère de Jimmy qui a souhaité cette naissance depuis des années erre sur la place avec l’enfant mort dans les bras, puis on la voit rentrer chez elle avec un enfant dont on devine vite qu’elle l’a volé. J’en suis à la découverte par les parents de Tommy éplorés que ce n’est pas leur bébé qui gît au funerarium : le père avait offert comme premier vêtement pour Tommy un dors-bien à l’inscription cocasse, le bébé en porte un autre… Je passe sur tout le pathétique de ce long épisode, pas très bien rendu à mon avis, et sur la banalité conventionnelle des signes révélant la vérité (la croix de ma mère, dit-on en critique littéraire et dramatique). J’ai eu l’émotion suffisamment retenue pour ne pas envisager le thème autrement que par le biais de l’analyse froidement clinique. Mais je pense que des milliers de téléspectatrices ont versé beaucoup de larmes. Des goûts et des couleurs…

                                                                                       Lucette DESVIGNES.

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens