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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 09:25

 

 

            Il y a déjà quelques années, la vox populi  et son jugement inflexible corrigeaient, pour un certain temps du moins, les décisions de justice qui remettaient en liberté pour cause de mauvaise santé le dénommé Papon : ses espérances de paisible et luxueuse retraite dans un des grands palaces hôteliers de sa région avaient été mises en péril par la décision des clients de l’hôtel. S’il s’y installait, les clients déménageaient, aussi sec. La chose était à considérer, aussi les directions d’un hôtel, puis d’un autre, engagèrent-elles le dénommé Papon à aller s’établir ailleurs. J’avais suivi les rebondissements avec jubilation. Et voilà que l’actualité nous offre de nouveau ce spectacle savoureux. Cela se passe au-delà de l’Atlantique, bien sûr, et les fonctionnements judiciaires sont différents des nôtres ; mais une fois de plus la vox populi  se fait entendre. Non Monsieur on ne veut point de vous, fût-ce seulement pour quelques jours de transition, dans une résidence tout ce qu’il y a de huppé donc d’honorable où la bonne moralité  yankee refoule les coureurs de jupon dans leurs écuries de province. Non Madame vous pouvez bien vous mettre en quatre pour trouver un perchoir, ce que vous appelez compréhension et largeur d’esprit conjugale porte chez nous, les purs, les défenseurs de la morale à tout crin, le nom infamant de complicité. Allez donc déposer ailleurs vos bagages, bon vent et God bless you (puisque ça se dit chez eux comme chez nous Atchoum ! quand le nez nous démange). Histoire de faire toucher du doigt aux grands de ce monde – les privilégiés, les au-dessus des lois, les princes de nos impuissants, de nos désolants, de nos bâillonnés temps modernes – que de temps à autre ils peuvent quand même se cogner aux meubles. Moi ça me réjouit, quelle que soit l’illustration du principe. Et quand je pense que ledit monsieur pour l’instant rejeté de partout malgré sa fortune disait que chaque matin sa première pensée était de se demander ce qu’il allait pouvoir faire dans sa journée pour aider Israël… Voilà une aide désormais mal partie, à mon avis.

 

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