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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 08:49

 

            Spalavieu ! comme dirait mon père, toujours riche en expressions personnelles (sans rivaliser bien entendu avec Labiche dont les « Vertuchou ! » et « Jarnicoton ! » ont enchanté mon enfance),  ça fait tout de même plus de bruit qu’un remuement de fourmilière. Inutile que je vous précise de quoi il s’agit ! Du moment qu’il ne s’agit plus de la grève des bleus ni de leur piteuse performance, il reste Woerth, et son épouse, et leur protégée la milliardaire, et la suite d’icelle, photographe compris, avocat, gérant d’île et tout le toutim. Oui, ça finit par faire du monde. Du beau monde, certes : qui oserait dire le contraire ? Même notre ministresse des vaccins le trouve « un homme délicieux », ce brave Woerth qu’on calomnie de manière indécente, et en disant ça elle avance des lèvres gourmandes, ça fait de l’effet je vous assure. Mais les juges ne s’en laissent pas compter, ils ont même l’air de faire fissa – ah ! malheur ! c’est là qu’on va nous combiner quelque chose : de même que toutes les belles affaires se terminent par une faute de procédure qui remet les coupables en liberté (tout juste si ce n’est avec les honneurs et sans doute des indemnités pour leurs heures de travail perdues en présence au tribunal, réglées au tarif du SMIC plus les frais), de même, j’en ai bien peur, la rivalité des deux juges en fonction est trop mise en lumière pour qu’elle ne nous prépare pas un arrêt brutal des poursuites sous prétexte qu’à vouloir arriver le premier chacun d’eux avait négligé des preuves déterminantes dont sagement le jugement final – l’Elysée ? - ne va pas accepter la présentation une seconde fois, tant pis que voulez-vous, fallait faire les choses dans les règles. En vérité je vous le dis, c’est grand’pitié que de tourmenter une femme si bonne qui à elle toute seule se charge de régler la retraite de son avocat ou de son photographe, je ne sais plus lequel, en tout cas un malheureux arrivant à la soixantaine et mal couvert par les instances publiques prévues pour les autres. Je suis l’affaire le cœur serré. 

                                                                                                 Lucette DESVIGNES.

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K
” Thank you.
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