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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 09:09

 

 

         L’Homme des Vallées perdues, L’Homme des Hautes plaines, L’Homme de nulle Part…C’est volontiers cette forme un peu imprécise de héros que le Western nous présente, dans un contexte de troupeaux de bêtes à cornes ou de chevaux sur lequel se détache un étranger devenu immédiatement hostile aux résidents vite jaloux. J’aime bien les films de Delmer Daves (à condition que La Flèche brisée soit en anglais : le doublage est catastrophique), toujours pleins d’humanisme et d’offres d’une seconde chance pour les perdants du premier tour, et le rôle dévolu à Glenn Ford est intéressant et fort. Il ajoute une touche personnelle au nuancier de ces passionnants films sur l’Ouest mythique (j’ai encore revu hier soir ce Règlement de comptes à OK Corral : connaître ses films sur le bout du doigt permet de mieux voir les structures, les grandes lignes, les détails, les styles – pour la première fois hier j’ai compris que le film en vaut deux mis bout à bout,  les problèmes de famille chez les shérifs ou chez les malfrats ne montrant pas le bout du nez tant que la relation entre le marshal vertueux, Burt Lancaster, et le renégat joueur et ivrogne qui crache partout ses bacilles de Koch, Kirk Douglas, n’a pas été dessinée et redessinée avec jouissance). C’est vrai que certains, parmi les grands célèbres, sont meilleurs que d’autres (la palme revenant sans conteste à Rio bravo l’inépuisable), mais tous ont du charme, de l’allure, de la fougue, même s’ils débattent de sempiternelles questions de morale traitées à coups de serpe. En tout cas ne me faites pas dire que je n’aime pas le Western, mes belins-belines : je crois que je les ai tous vus et revus…

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