Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 11:25
     Il pleut. Les parapluies sont de sortie. Mon inspiration s'est assoupie, mais toujours avec ce même sens du devoir elle me souffle avant de sombrer que je devrais vous donner ici une petite histoire, les rythmes et les rimes en plus (cadeau gratuit de la maison). Pourquoi pas? Comme dans l'opérette : "C'est une idylle, voilà tout!"
Allons-y ..."Si cette histoire est vraie, au fond, je ne sais pas : / Je vous la dis comme on me l'a dite, et voilà. - 1-  Il y avait dans une entrée un porte-parapluies,/ Une espèce de gros machin en forme de tonneau./ Au début il n'abritait qu'un unique parapluie, / En coton noir tout triste et qui, tout seul, s'ennuyait gros./ C'est que ma foi dans cette vie/ On s'étiole sans compagnie./ Ce parapluie tout noir, au fond, ne servait pas beaucoup : / Il habitait à la campagne, où l'orage et la pluie/ N'ont jamais empêché bêtes et gens d'aller partout,/ Alors dans son tonneau il restait noir comme la suie./ C'est que dans cette vie, ma foi,/ On s'ennuie quand on n'est que soi. / (Je ne sais pas vraiment si cette histoire est vraie :/ Si ce n'est pas la cas, qu'est-ce que ça ferait?)  2 - Un beau jour dans l'entrée notre vieux porte-parapluies/ Reçut une visite qui vraiment l'émerveilla :/ Toute en dentelle et froufroutante une ombrelle jolie,/ A côté du riflard de coton triste se glissa. / Voilà qu'enfin la compagnie/ Faisait son entrée dans sa vie./ Je parle du riflard, je ne parle pas du tonneau : / Bien sûr, en porte-parapluies du style Vieille France, / Le tonneau s'était mis à frétiller comme un vieux beau,/ Mais le parapluie noir ne laissa point passer sa chance. / C'est que dans cette vie, ma foi,  / On ne peut compter que sur soi. -( Si cette histoire est vraie, au fond, je n'en sais rien, / J'espère seulement qu'elle finira bien). - 3 - Le chamberlain de coton noir avait l'air tristounet, / Mais si vous l'aviez vu à l'arrivée de ces dentelles!/ Il montra de l'esprit et de l'humour, fit le coquet,/ Comme s'il s'agissait de conquérir la belle./ Ah! ce que l'amour fait de nous, / je vous assure que c'est fou./ Tout au début la belle avec ses grâces minaudières / S'effaroucha de se trouver dans ce réduit obscur, / Et certes le riflard avait de très jolies manières,/ Comment oublier cependant le soleil et l'azur? / Eh!bien notre ombrelle oublia / L'azur, le soleil, et voilà! / - (Si mon histoire est vraie, je n'en sais rien, ô gué! / Il se pourrait fort bien que j'aie tout inventé)."
 Et voilà! S'il pleut dans votre coin, comptez les pieds de ma chanson : 14, 12, 8, en alternance... Peut-être cela vous passera-t-il un moment en attendant le retour du soleil.
                                                                                                                           Lucette DESVIGNES.
Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens