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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 08:39

         Soucieuse de tout comprendre à l’actualité financière de notre temps (quelle prétention, hein ? puisque même les plus grandes sommités, après avoir installé les dysfonctionnements dont nous sommes en train de périr, sont incapables non seulement d’endiguer le cours des choses mais même tout simplement d’en bien saisir les mécanismes) j’ai suivi hier deux documentaires complémentaires sur la naissance de la crise actuelle. Je ne jurerais pas que j’ai tout perçu et que je n’ai jamais été noyée, surtout devant le cynisme de la plupart de ces tyrans de la finance qui brassent les destins du monde avec un calme olympien, mais j’ai retenu l’essentiel : à partir du moment où, idée génialement malsaine ou malsainement géniale, un groupe de jeunes supercadres a dissocié à Bocca Raton la masse de l’emprunt et le risque de non remboursement, c’était un simple jeu de passe-passe que de transférer à d’autres banques de réassurance le soin de rembourser au cas où,  avec toutes garanties que cela ne se passerait pas sans le soutien de la nation et en échange de contrats juteux. Ainsi tous les établissements bancaires et compagnies d’assurance de la planète se trouvent concernés ; il ne s’agit pas d’une faillite isolée, mais bien d’un effondrement collectif, que le gouvernement américain choisit de colmater - ou non -  à l’aide de milliers de milliards de dollars (de quel bas de laine pareille somme peut-elle être tirée, je me le demande). Ce qu’il faut voir, avant le tsunami dévastateur, c’est cette frénésie du domaine financier, où dès que vous y avez un orteil vous êtes pris de l’envie d’avoir toujours plus, et par quantités délirantes. J’ai encore un mot à dire là-dessus, sur cet instinct de l’acquisition et cette évaluation totalement faussée de la valeur des choses.

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