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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 14:03

 

 

            Vous savez sans doute, lettrés que vous êtes, que la variété des tons dans la « Tirade du nez » était la base même de son pouvoir comique. Sans vouloir suivre de près ni de loin cet incontournable modèle, j’ai suffisamment varié les tons de mes blogs (et c’est du 938 au jus, mes belins-belines ! ça marche, ça marche !) pour que vous n’ayez pas été endormis par la monotonie. L’humour, la tendresse, l’indignation, la virulence, le sarcasme assassin, la consternation – je crois vous avoir fait participer à tout cela au fur et à mesure que l’actualité se déroulait, avec naturellement (on ne me changera pas, c’est trop tard) une préférence pour le dégonflage des fausses valeurs, la dénonciation des banditismes plus ou moins secrets, plus ou moins reconnus et entérinés par notre lâcheté et notre inertie. Ne vais-je pas avoir droit à vous ouvrir un nouveau chapitre pour lequel la tonalité restera encore à définir (je m’en chargerai, n’ayez crainte), au premier plan duquel je me trouverai concernée et non pas vous, mes belins-belines, mais dont vous ne pourrez absolument pas manquer de voir la justesse et les raisons d’exploser en cris et hurlements ? Un nouveau chapitre, certes : l’avocasserie. Et j’en aurai à dire là-dessus ! Car j’ai reçu hier – juste à mon retour de l’hosto, en quelque sorte comme fortifiant aimable – un dossier d’avocat qui,  une fois compris (j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois tant le style du maître a besoin de rectifications, amendements, transformations etc.) semble décider que mon cas n’est pas défendable : on a parfaitement le droit de me construire un mur de neuf mètres sur six devant mes fenêtres de chambre et ma porte palière,  avec deux fenêtres en théorie non ouvrables (mais mais mais) et une pente de toit déversant sur ma propriété sa neige et ses feuilles mortes, le permis de construire est scrupuleusement conforme aux règlementations de la construction. Une seule chose est oubliée dans cet arrangement de fripons : les nuisances pour les voisins (vous avez dit voisins ? mais qui c’est, ça ?). Je vous tiens au courant, naturellement.

 

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commentaires

M
Chère Madame DESVIGNES,<br /> <br /> je n'avais pris le temps de venir sur votre blog et encore moins de venir prendre de vos nouvelles depuis mon passage à votre séance de dédicace "au Chapitre". J'apprend donc par vos écrits toutes<br /> les souffrances d'un corps fatigué et usé par le temps qui passe ( si je puis m'exprimer ainsi) et votre séjour à l'hôpital en période de Noël. Je ne peu que vous souhaitez un bon rétablissement et<br /> pour cette nouvelle année 2012 une meilleure santé. Si vous avez besoin d'un service, sachez que je suis à votre disposition ( vous avez mes coordonnées). Je vous embrasse tendrement avec toute mon<br /> amitié. Au plaisir de vous revoir. Martial.
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S
L'avocat, en tant que plante, donne de magnifiques feuillages, élégamment légers et aériens ; l'avocat, en tant qu'être humain, semble avoir bien du plaisir à noircir des feuilles d'une langage<br /> lourd et abscons, si bien que l'on doit rechausser au moins trois fois ses lunettes et son esprit pour démêler, dans ce style filandreux, une substantifique moelle.<br /> <br /> Lucette, votre avocat semble oublier, comme vous le soulignez l'essentiel, que ne réglemente peut-être rien, mais que lui pourrait s'employer à défendre, s'il se décarcassait quelque peu, parce que<br /> le "trouble de jouissance" quand même ça existe me semble-t-il en droit : la courtoisie envers ses voisins.<br /> <br /> Portez-vous mieux !!! Et permettez quelques grosses bises bien claquantes en cette année nouvelle qui approche ; bien claquantes, et à vous rendre sourde, comme je les aime !!! Croyez que ce ne<br /> sont pas des bises de complaisance dues aux solennités festives, ah mais !
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Y
Chère Lucette, je vous espère pleinement rétablie !! Je vous envoie toute mon amitié. Je suis sur le point de tourner les dernières pages du Miel de L’Aube (Ed. de L'Armançon) et je souhaite que<br /> nous enregistrions une émission ensemble au printemps prochain. Dans l'attente du plaisir de vous revoir, je vous embrasse. Yannick.
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