Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 14:07

         Avec ma fonction d’observateur du train du monde en même temps que, comme on dirait au temps de Cicéron, doceo pueros grammaticam (j’enseigne aux enfants la grammaire), je me sens emplie de la mission du Spectator , de Joseph Addison et Richard Steele (pas Daniele, attention ! un gouffre entre les deux ! un abîme ! exactement comme entre Claude Simon et Marc Lévy, voyez un peu). Et je crois deviner un courant qui se dessine  pour s’intéresser aux animaux autrement que pour la qualité de leur viande. Voilà qu’on leur concède quelque intelligence, et de la sensibilité, et de la capacité à souffrir. Ici on traite de la boucherie, des abattoirs, des conditions horribles de leur transport, de leur confinement, de leur abattage. Voici qu’à force d’insister sur la manière absurde et toxique pour l’humain dont ils sont nourris on commence à se méfier des sandwiches et des plats tout préparés. Ailleurs on rappelle aux oublieux que le bétail herbivore est engraissé par les farines animales où traînent tous les restes non encore employés de la vache folle (vous croyiez qu’ils avaient été sagement détruits ? Erreur, la fleur : les opulentes réserves ont encore de beaux jours devant elles pour un réemploi discret et malin, ce serait idiot de perdre de la marchandise, allons allons !). Là on fait campagne pour que la mayonnaise soit faite avec des oeufs de poules élevées en plein air (et Amora a obéi à cette suggestion, cela mérite d’être souligné, non ?). Enfin ne croyez pas que j’aie épuisé mon sujet aujourd’hui…

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens