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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:12

 

            Je pourrais me mettre au goût du jour et faire un effort en direction de l’athlétisme, mes belins-belines, mais je crains d’outrepasser mes faibles forces en la matière et d’avoir à faire à trop forte partie, avec le monde entier du sport qui s’est déplacé à Londres, chaque sportif vainqueur ou vaincu donnant son avis sur les performances immédiates, chaque critique rappelant faute d’autre matière les records d’il y a vingt ou trente ans, histoire de nous montrer que la nature humaine n’arrête pas de progresser. Bref je ne pourrais guère rivaliser avec les professionnels de l’athlétisme, et d’ailleurs je suppose que le petit groupe des bloggueurs qui reste accroché à mes jupons  n’est pas tourmenté par la connaissance des résultats à peine sont-ils connus : s’ils ont tenu le coup avec Proust, c’est que les J.O. ne les emplissaient  pas plus que moi d’une fièvre gymnique tyrannique. Ne croyez pas pour autant que je méprise les exercices du corps : vous serez peut-être surpris d’apprendre que le jeudi, jour de congé des collèges, mon frère et moi allions au stade Garibaldi faire de l’entraînement athlétique : lancers de poids, départs de course, grimper à la corde… le tout avec en vue notre Brevet Sportif Populaire, création du gouvernement de 1936 qui n’avait pas été remplacé par quoi que ce fût sous Pétain : nous l’avions décroché tous les deux, c’était comme une occasion de gloire…Et j’étais même championne de course de mon collège, pas course de fond mais course de vitesse…Mens sana in corpore sano : à cette époque-là tout le monde comprenait, quitte à fiévreusement feuilleter les pages roses du NPLI si les bonnes études n’étaient pas là à la racine. Aphorisme à valeur toute relative, d’ailleurs : la fille dont j’admirais l’esprit de répartie et le sens de l’humour pleurait avant de (refuser de) sauter et gémissait lamentablement quand, transférée au pied de la corde lisse, elle avait une frousse bleue de quitter le plancher des vaches ne fût-ce que de quelques centimètres.

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commentaires

S
Quelles misères que des victoires par procuration qui gonflent d'un patriotisme peu belliqueux mais par le biais d'une identification fallacieuse, des grenouilles béates devant les exploits de<br /> champions, nés ici et là par le hasard de la naissance, qui deviennent des porte-drapeaux, consentants ou non, de la France, ou de toute autre entité nationale, et qui confortent l'entre-soi des<br /> nationalismes !<br /> <br /> Quelles misères, quelles pauvretés que les discours convenus d'un président "socialiste" - François Hollande - qui n'aura retenu du "socialisme" non point l'élan internationaliste mais la plate<br /> servilité du discours et des actes au service de l’impérialisme mineur qu'est la France actuelle, actant par ses propos apparemment anodins la longue trahison du socialisme par ceux qui en portent<br /> la dénomination (toujours prêts depuis 1914-1918 à servir l'impérialisme de leur pays, ses pompes, ses mythes, son idéologie nationale, son colonialisme, son expansion aux dépens des impérialismes<br /> rivaux, et le replâtrage de l'unité nationale qui en des temps plus guerriers d'"unions nationales" fut au service de la boucherie mondiale) !<br /> <br /> Quelle misère que ces jeux, dévolus - outre le décervelage du quidam télévisuel à l'échelle planétaire - à rapporter de juteux profits à des sociétés de sécurité et de gardiennage, à des marques, à<br /> des multinationales reines de la spéculation boursière, alors que les Britanniques sont paupérisés, étranglés, manquent de services publics (détruits par la "loi de la concurrence libre et non<br /> faussée"), et n'auront que l'écume des jours en guise de viatique !<br /> <br /> Quelle misère que des nageurs talentueux, et d'autres athlètes, servent à gonfler des baudruche nationalistes, et ceci répété des millions de fois, des citoyens, qui se retrouvent, par l'opération<br /> de l'identification collective aux héros modernes, à adhérer à la France, mythifiée, mystifiante, à la France qui comme toutes les nations a besoin de cette opération, fondée par un De Coubertin,<br /> raciste et réactionnaire, pour se refonder comme on fonde l'acier du glaive !<br /> <br /> Quelle simple beauté, madame Desvignes, il y a dans vos souvenirs personnels, exempts de toute dimension mystificatrice, de lieux, d'un stade qui a brûlé, de gymnastique, parce que là est la voix<br /> du cœur, non les trémolos des conducteurs de foules, des massacreurs de peuples, des idéologues du nationalisme chauvin, hargneux et caricaturaux (à la Le Pen) ou sirupeux et apparemment anodins (à<br /> la François Hollande) , tandis que ce président "socialiste" nous prépare son coup d’État antidémocratique - contre la souveraineté populaire - qu'est le vote (programmé pour octobre) par le<br /> Parlement du Traité de Stabilité, de Coopération et de Gouvernance (TSCG), traité négocié par Monsieur Sarkozy et Madame Merkel, pour faire appliquer ce qu'ils et elles appellent la "règle d'or",<br /> c'est-à-dire des coupes de trentaine et de quarantaine de milliards d'euros dans les budgets des services publics, de la santé, de ce qui est nécessaire à NOS vies de citoyens !<br /> <br /> Monde où la nation se dissout devant le pouvoir supranationale de l'Union européenne, taillée à la mesure de la spéculation financière et de son appétit qui ne saurait connaître les limites des<br /> législations nationales ; monde où les nations, les peuples, l'immense majorité qui vit de son travail salarié ne sont sollicités et "responsabilisés" que pour payer à l'infini des dettes créées<br /> par les banques et pour payer les intérêts des intérêts du "service de la dette publique" ; monde où l'on ne galvanise et ressuscite et raffermit la nation que pour mieux la dépouiller de ses<br /> attributs de souveraineté populaire ; monde où les Jeux Olympiques sont le paravent (source de profits juteux) où "panem et circenses" sont offerts à la béate admiration, à la louange, et ce<br /> faisant au décervelage du quidam audiovisuel, dans le mépris de l'intelligence qui est un mode de gouvernement planétaire !<br /> <br /> Fausse fraternité des délégations, défilant derrière des drapeaux, donnant "leur maximum" pour embellir et glorifier les nations par leurs exploits et véritable concurrence pour asseoir, là où<br /> depuis la Grèce antique l'on s'entraînait à la guerre par le pugilat, le pancrace et autres sports virils faisant des héros des futurs morts au champ d'honneur, les véritables rapports de force,<br /> ceux de l'économie parasitaire et destructrice de l'impérialisme comme mode de production capitaliste à l'échelle planétaire !<br /> <br /> Pauvres athlètes, vitrines publicitaires des trusts, des marques, des nations, dépossédés d'eux-mêmes et de leurs actes par tout cet enrobage !<br /> <br /> Sport, où es-tu ?
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E
Merci, Lucette, pour ce message plein d'humour et de fraîcheur, et J.O. obligent, pour vos souvenirs d'adolescente sportive. J'en connais une qui était prise de panique et bloquait son élan au pied<br /> de la fille-mouton au-dessus de laquelle elle devait sauter, malgré les vifs encouragements de son prof de gymn.<br /> Gardez la "pêche" !
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S
Bonsoir,<br /> <br /> je ne sais pas si la nouvelle est arrivée jusqu'à Dijon, mais le stade Garibaldi a été complètement détruit par un incendie le 10 juillet dernier. Les vieilles tribunes en bois ne sont plus que<br /> cendres.<br /> J'ai connu l'ancien stade avec sa piste de vitesse en ciment pour les cyclistes. Un de mes oncles "pistard" y fit une chute lors d'une compétition de vitesse glissant dans un virage du haut de la<br /> balustrade jusqu'en bas. Cette glissade lui valut beaucoup de brûlures sur tout un côté du corps mais surtout, il y perdit un oeil. C'était juste avant guerre. Souvenirs, souvenirs ...<br /> Portez-vous bien.<br /> Amitiés.<br /> Saint-Cyr<br /> <br /> http://www.dailymotion.com/video/xs2xul_10-juillet-2012-le-stade-garibaldi-detruit-par-un-incendie_news<br /> <br /> http://www.lejsl.com/faits-divers/2012/07/10/chalon-le-stade-garibaldi-detruit-par-un-incendie
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