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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 08:04

Lundi de Pentecôte. Week-end prolongé pour certains,  faisant suite à deux ponts reliant deux jours de fête – décidément le mois de mai n’est pas un mois pour les patrons.  Mais week-end pour certains seulement, ai-je dit,  et non pas tout le monde. Ces arrangements taillés à la serpe, réclamant de certains  le salaire d’une journée pour des prunes, apparaissent d’une véritable injustice. Ainsi le courrier ne sera ni collecté ni distribué aujourd’hui, mais les éboueurs doivent accomplir leur tâche. En cherchant bien, et même, je suppose, sans bien avoir à chercher, on trouverait d’autres exemples de cette inégalité devant les jours chômés, en particulier au niveau des grands magasins, qui ouvrent ou restent clos selon des plans de bataille arrangés par leur  fonctionnement interne et, souhaitons-le, avec l’agrément des employés. Pour ma part, j’apprécie ce repos accolé au dimanche : un tour de jardin vaut bien à mes yeux les tours d’horizon dont j’essaie de tirer une peu de substantifique moëlle, même si c’est pour votre bénéfice, mes belins-belines. Parce qu’en ce moment les roses explosent de partout. Au ras de terre sur les rosiers buissons – c’est leur troisième année : ils ont donc pris une vigueur définitive, ils sont couverts de fleurs et de boutons – comme sur les rosiers-tiges (impressionnants, ceux-ci, deux en particulier, qui semblent déjà avoir disposé leurs grandes tiges  élégantes à l’aise dans un vase à leur mesure) ou sur les grimpants, un petit rose indien garanti « fleurissant même à l’ombre » et un autre,  somptueux cette année, donnant en chaîne de grosses fleurs à la forme parfaite, à la couleur superbe, au parfum merveilleux. C’est agréable de chômer ce lundi de Pentecôte au milieu des roses…

« Roses des soirs de juin, roses des nuits de mai, / Roses de toute sorte, / Rêveuses sans repos qui ne dormez jamais / Tant votre odeur est forte / … Rose qui, dans le clair et naïf paradis / De Saint-François d’Assise, / Seriez, sous le soleil tout ouvert de midi, / Près de sa droite assise… ». Anna de Noailles se cite toute seule.

 

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