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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 09:42

         Je reviens sur ce jugement sévère que j’ai porté à mon encontre à propos du mysticisme exposé dans le film de Terrence Malik. Tout compte fait, et après quelques jours de maturation, je ne m’accuse plus d’être restée insensible à l’aspect spiritualiste de cette histoire racontée en termes sibyllins : je crois voir une famille dont l’autoritarisme bondieusard du père  (benedicite, invocations ferventes de Dieu à chaque instant, culte des valeurs chrétiennes etc.) déforme et trahit les principes simples d’harmonie avec la nature et la beauté de la création. Qu’est-ce que Sean Penn vient faire à se greffer là-dessus, je ne saurais le dire. Je vois finalement une condamnation de cette rigueur qui cause au fils aîné une douleur permanente, et puis d’autre part des visions colorées de nuages et de formes sans nom : le tout assez mal agencé pour constituer un film . Que les récompenses et les louanges aient plu, cela ne m’impressionne plus comme un must de jugement auquel je me devais de souscrire, en me désolant de ne pouvoir y adhérer : j’y vois tout simplement, à présent, un aveuglement de la critique et des divers jurys qui, ne comprenant pas plus que moi le propos du réalisateur, préfèrent applaudir comme en face d’un grand chef d’œuvre par eux seuls perçu : c’est toujours rehaussant de paraître avoir discerné dans une œuvre des finesses et des nuances, voire des intentions, dont le vulgum pecus  est bien éloigné de s’aviser.

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