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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 09:43

Mea Culpa N°1197 (ha !ha !) : Lire Petits meurtres et non pas Petits mystères.

 

 

            Il n’y a, à mon avis, aucun rapport entre les modes phonétiques des diverses régions de l’hexagone, qui s’expliquent par la tradition linguistique, voire par la disposition génétique des individus (de même qu’ils sont plus râblés, plus bruns, plus pâles, plus indolents, plus gesticulants, plus volubiles…tout au moins avant que le métissage n’ait altéré ces éléments basiques) – et les modes éphémères  en général ridicules qui sont adoptées puis véhiculées par les médias sonores. Immédiatement répétées, par malheur, histoire de montrer qu’on est in, branché, dans le vent, au parfum… Je veux parler une fois de plus de ces prononciations des officiels de la radio ou surtout de la télé qui, dès qu’ils aperçoivent dans un texte la voyelle O, semblent frappés par la crainte de la prononcer à la paysanne. Un ô en particulier les fait se trémousser jusqu’à l’évitement, comme on dit en Belgique pour parler d’une déviation : un rôle devient un role comme dans casserole, la côte (d’Opale, d’Ivoire, de l’Atlantique) devient la cote comme en économie boursière, on n’ose plus dire drôle car si on disait drole comme dans grolle personne ne s’y retrouverait – bref plus on escamote ce pauvre ô, plus cela fait distingué, ce qui est le but recherché de tout présentateur. Mais autant ces allègements sonores sont charmants dans les parlers du midi parce qu’ils s’insèrent dans une phonétique chantante, autant dans une diction supposée officielle où toute aspérité a été arasée cette pudeur du ô est grotesque. On n’ose plus trop parler du pôle non plus, à cause de Paul sans doute, et pour ces cas difficiles à rayer du vocabulaire on a inventé une sorte de moyen terme qui se targue d’élégance. Si seulement ils disaient, ces beaux parleurs si facilement imitables dans leurs lancements de mode, qu’une voiture se rode facilement ! Mais non : pour une fois ils choisissent de parler de rôdage, comme effectué par des rôdeurs…Et ne me dites pas que ce sont des vétilles, telle la confusion entre « ce qui reste » et « ce qu’il reste » - mais non, c’est insupportable !...

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commentaires

A
A propos du commentaire précédent.<br /> <br /> Lire "chacun a" et non "chacun ait"...<br /> J'ai mal relu mon texte. Désolé.
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A
Merci chère blogueuse...En effet, sur cette page, le contraste visuel, pour moi, s'est amélioré. Mais en matière de sémiologie graphique ( voir http://www.adamantane.org/article-1563889.html ),<br /> chacun ait le droit de manifester ses préférences.<br /> Toutefois, dans une perspective de communication fluide, et pourquoi pas, agréable, l'expérience semble montrer qu'il est rentable de tenir compte des préférences des lecteurs, et pas des siennes<br /> propres.<br /> Bien cordialement.<br /> JPD
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A
Lire du texte gris très clair sur fond gris plus foncé est une redoutable épreuve d'acuité visuelle..D'autant que la police de caractères choisie n'améliore guère le contraste...<br /> Remerciements anticipés...
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L
<br /> <br /> Pour Adamantane : est-ce plus facile à lire de cette manière? En aucun cas je n'ai eu l'intention de me "faire désirer", en imposant des tâches dignes d'Héraklès aux lecteurs de mon blog. J'ai dû<br /> , faute de maîtrise technique, demander ce qu'il fallait faire. Le changement de corps suffit-il? Merci d'avance de votre kind reply.<br /> <br /> <br /> <br />
S
Eh oui, Lucette, nos parleurs patentés et stipendiés ne représentent en rien un lot représentatif des habitudes phonatoires de nos régions ; le "o ouvert" du Sud est une charmant legs de la langue<br /> occitane, encore pratiquée par des minorités en voie de disparition (mais nulle statistique officielle ne viendra appuyer mes dires) et ce "o ouvert" ne forme pas, dans le système phonétique du Sud<br /> de la France, un trait distinctif pour distinguer deux homophones.<br /> <br /> Moi qui suis de Saint-Étienne (Loire), je prononce difficilement "Il pleut", avec un "eu fermé" mais très facilement avec un "eu ouvert" ; quant au sonorités nasales "ein", "on", "an", je les<br /> prononce comme tout locuteur stéphanois avec une légère dénasalisation vers la fin !!!<br /> <br /> Bref, le chic et le toc sont des pauvretés de gens bien installés dans le ridicule d'une norme due à la mode, oui, vous avez raison.<br /> <br /> Transeunt omnes : ils passeront, tous.
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