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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 09:41

  

           Mea Culpa N°880 : ligne 11 à partir du bas – Lire « accolades » (chaleureuses) au lieu de « accolages ».

 

Les théologiens, ceux des temps héroïques comme ceux de notre temps, parlent volontiers de la fameuse « felix culpa » qui tire un bien d’un mal (lequel pourrait être, ce mal, un malheur, un péché, voire un crime ou du moins un manquement grave au code de la civilité puérile et honnête avant même qu’elle fût établie dans les textes). C’est un petit peu la tonalité de la fin de « Polyeucte », lorsque le gouverneur Félix (oui, la rencontre est heureuse, mais je ne l’avais pas programmée) déclare « terminée cette heureuse aventure », à savoir l’exécution sur son ordre du martyr chrétien époux de sa fille Pauline : Voltaire condamnait à juste titre la légèreté de l’expression, plutôt déplacée quand « on vient de faire couper le cou à son gendre », disait-il – Corneille, en voyant le côté « heureux » de l’affaire, se sentait tellement transporté par la conversion générale que pour un peu il aurait oublié les affres du pauvre Polyeucte (mais ne le plaignons pas trop : son martyre le fait entrer au paradis dès l’instant présent, lui évitant de connaître d’éventuelles trahisons conjugales, ou la maladie, ou encore la vieillesse qui le guettaient sans doute tout au long d’une vie ordinaire).  Encore que dans mon cas il ne se situe point à ce top niveau de raisonnement théologique et de foi, je brandirais volontiers mon « mea culpa » parmi les choses « heureuses » de ma journée. J’avais fait une faute, certes – mais je l’avoue, donc on me la pardonne à moitié, et par-dessus le marché j’observe qu’elle porte le N°880. Non pas 880 fautes déjà commises dans mes entretiens quotidiens avec vous, mes belins-belines – j’aurais quand même honte de publier ainsi mes insuffisances, surtout de ce volume – mais bien 880 pages de compagnonnage feuilletées ensemble : si je savais compter  je vous dirais avec fierté depuis quand ça dure entre nous, ça doit commencer à faire une paye et on va même bientôt arriver au moment de l’anniversaire du départ de la course. Je vais faire mon possible pour vous calculer ça,  en prenant mon temps j’y arriverai peut-être.

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commentaires

S
<br /> Vous voudrez bien - toujours dans le chapitre de la repentance - excuser les fautes de frappe (dans les deux messages précédents), qui malgré des lectures successives ont échappé à ma<br /> vigilance.<br /> <br /> Mea culpa, mea maxima culpa !!!<br /> <br /> Que voulez-vous, le rapport à cette froide machine qu'est un ordinateur - le bichonnerait-on & l'appellerait-on d'un doux nom familier - désincarne l'acte de l'écriture, et amène à ces erreurs<br /> qui parsèment, ici et là, ma prose, de disgracieuses fautes d'accord, et d'autres dissonances ; oui, cela choque l’œil !!!<br /> <br /> Désolé !<br /> <br /> <br />
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S
<br /> Un erratum à mon commentaire précédent et à mes interrogations sur l'attitude que vont prendre les sarkozyens et la horde médiatique qui leur sert d'écho bienveillant, à propos de l'immolation par<br /> le feu d'une enseignante à Béziers, enseignante déclarant avant de s'enflammer - de source syndicale - à ses collègues bouleversé(e)s et impuissant(e)s "Je fais cela pour vous" : il faut entendre,<br /> quant à la dégradation des condition de travail, dans l’Éducation Nationale en France, lorsque j'évoque la suppression de seize mille postes de professeurs, que cette charrette se reproduit chaque<br /> année depuis le début du règne de Sarko Premier et de ses comptables au service du capital financier.<br /> <br /> N'y aurait-il aucun lien à établir entre la mort horrible de notre collègue et le conditions de travail que créent ces suppressions de poste qui, dans le jargon imagé de nos autorités comptables,<br /> "allègent la voilure de l’État" ?<br /> <br /> Que je sache, c'est heureusement la première fois, en France, qu'une enseignante met fin à ses jours SUR SON LIEU DE TRAVAIL, PAR LE FEU, en déclarant ce qu'elle a déclaré.<br /> <br /> Les enseignants et les enseignantes de France sont en deuil ; et ils et elles savent vers qui chercher les responsabilités de cet acte sacrificiel.<br /> <br /> Écrit le jeudi 20 octobre 2011<br /> <br /> <br />
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S
<br /> A propos de repentance : les plus hautes autorités de la République française (auxquelles il est né un enfant, que l'on croirait d'espèce divine, tant le tintamarre médiatique le propulse, déjà,<br /> dans les plus hautes stratosphères, tel un angelot à la plume agile et candide) viendront-elles (oh, ne leur demandons point de nous rejouer la scène des Bourgeois de Calais, vêtements de bure,<br /> corde au cou, pieds nus) décemment nous expliquer comment un professeur, aimant son métier, l'exerçant passionnément, est amenée à un acte sacrificiel majeur, et à s'immoler par le feu, dans la<br /> cour de son établissement, à Béziers ?<br /> <br /> Ces doctes et puissantes autorités feront-elles un rapport entre cette mort atroce et les quelques seize mille postes de professeurs supprimés par la Sarkozye, ainsi que la suppression de la<br /> formation des jeunes enseignants, propulsés devant les élèves à plein temps sans la moindre formation pédagogique et muni(e) de leur seul savoir disciplinaire ?<br /> <br /> Ou ces hauts personnages pencheront-ils pour la dépression individuelle, pour le raptus mélancolique, qui induit au geste fatal ? "That's the question" ?<br /> <br /> Il semblerait que le deuxième terme de l'alternative agrée davantage aux augustes comptables qui nous gouvernent, au profit du capital financier. Augustes comptables qui démolissent les services<br /> publics et dégradent au plus haut point les conditions de travail des personnels qui, pour la majorité, ne demandent qu'à exercer leur profession dans la dignité et au service du public, sans être<br /> des bêtes de somme, que l'on (M. Sarkozy en personne) désigne du doigt à la vindicte et à l'ignorance populaires comme des fainéants, des suceurs de sang, de tristes sires ayant une rente de<br /> situation ("la sécurité de l'emploi") et alourdissant les charges de l’État. Écrit le Jeudi 20 octobre 2011.<br /> <br /> <br />
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