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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 08:33

            De « femme de ménage » à « femme de chambre », il y a, me semble-t-il,  une nuance

facile à percevoir de considération sociale. La femme de chambre est protégée des lavages de

vaisselle, elle  partage les secrets de la nuit, c’est elle qui « fait la couverture ». Libre à qui le voudra d’en déduire qu’elle pratique des extras. Si la pensée vous en est venue, mes belins-belines, c’est sans doute que vous avez trop regardé l’actualité des hôtels américains de luxe, mais ça ne prouve rien : ainsi Yamamoto Kadératé (je vous dis là son nom en japonais, mais c’est que j’ai oublié le peuhl que j’avais glané de vocabulaire africain), rétrogradée par la télé française au niveau méprisable de « femme de ménage », a bel et bien servi trois ans dans son hôtel de luxe en donnant toute satisfaction et sans se faire remarquer plus qu’une autre. Il est possible d’ailleurs que la direction de l’établissement ou la surveillance du personnel ait une fois pour toutes adopté de fermer les yeux sur des pratiques ancestrales adaptées à ce cadre ultra moderne : ainsi, mesdames, si vous avez besoin d’un oreiller supplémentaire, n’ayez surtout pas l’idée saugrenue de vous rendre à la réception pour le demander. Si le ou la réceptionniste est quelque peu dans la lune et ne vérifie pas qui fait cette demande, vous pourriez vous retrouver dans votre chambre avec une belle demoiselle pour la nuit, celle que votre demande cryptée vous a gagnée sans faire de vagues (car dans les hôtels distingués on tâche de ne pas faire d’accrocs au manuel du parfait petit voyageur esseulé, on ne peut reprocher à personne d’avoir besoin d’un oreiller supplémentaire, tout de même !). L’intérêt pour la femme de chambre rétrogradée dont je vous parle a bien baissé : tout juste si on veut savoir outre-Atlantique (alors encore rudement moins chez nous) si elle a été violentée ou si elle s’est jetée sur sa proie pour la terrasser. Il va encore falloir attendre : « c’est long, c’est long, Janine… »,  comme disait un ami lyonnais automatiquement dès que l’action piétinait sur le petit écran.

 

 

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