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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 09:41

 

 

         Je me plains du niveau du cinéma d’été à la télé : parfait, mais, me direz-vous, vous n’avez qu’à prendre vos cliques et vos claques et vous rendre dans l’une de ces petites salles obscures qui fonctionnent par deux ou trois et qui vous livreront les films dans toute leur fraîcheur en même temps qu’à Paris. Certes, et c’est la seule solution pour voir les œuvres sans avoir à attendre deux ans avant leur projection sur le petit écran. Je suis bien d’accord, mais aujourd’hui je voulais attirer votre attention sur la parcimonie avec laquelle, de temps à autre, on nous fait l’aumône d’une pièce de théâtre. A la rigueur le boulevard peut faire passer de bons moments, plus que le classique que chaque grand comédien essaie de rafraîchir ou de rénover à sa manière, sans y réussir souvent ; et nous allons voir refleurir les vieux enregistrements de Feydeau ou de Labiche deux ou trois fois dans la saison à venir. Il me semble pourtant qu’il n’y a pas si longtemps que nous discutions vous et moi, mes belins-belines, sur la vis comica , sur la structure dramatique, sur le tragique de telle ou telle œuvre que vous aviez pu voir sur les étranges lucarnes. Leur nombre a fondu et j’en ai une certaine nostalgie, car dans les créations exactement contemporaines on peut parfois trouver d’étincelantes pépites (dans la mesure, bien entendu, où une pépite étincelle, ce dont finalement je ne suis pas très sûre). Je crois que je vais me mettre à guetter dans les programmes l’apparition de ces contributions théâtrales (s’il en vient, naturellement) afin de vous informer dûment – comptez sur moi !. Vous suiviez ces comment aires avec attention, mes agneaux : je le sais, vous me l’avez dit !

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