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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:44

 

 

Il y a en ce moment un patachage de tous mes feuilletons anglais qui m’assombrit et m’énerve. J’attends toujours en vain que soit révélée à la famille frustrée la faute de la mère voleuse d’enfant, qui a imposé au sein de son ménage une allure d’institutionnalisation de son crime, certes pas vraiment joyeuse et encore souvent sujette à des crises d’humeur (incompréhensibles pour qui n’est pas dans le secret), mais enfin soignant l’enfant, le promenant, le montrant aux visiteurs quand il y en a. L’ignoble malfaisante, qui vole avec adresse et cherche à séduire tout mâle un peu inconnu qui passe à sa portée, façonne à son gré une adolescente sans repères qu’elle a prise à son bord sous couleur de l’aider. Du côté des Pakistanais, avec la décision du fils cadet d’épouser une fille délurée (qui se trouve être la fille du premier fiancé de la mère du garçon – voyez problèmes qui s’amorcent mais je ne palpite pas le moins du monde), divers individus apparaissent, parlent, discutent, quelques scènes prétendues émouvantes ou dramatiques saupoudrent le défilement du quotidien du quartier, mais on est loin de la tension qui sévissait entre ladite famille et les amours coupables du fils aîné. Même la mère aux abois qui pensait passer l’arme à gauche grâce à son petit réchaud à gaz, une fois revenue à elle et à la raison, se laisse dépouiller héroïquement de son fils pour assurer son avenir en le confiant à son père, vingt ans, sans situation et sans grande capacité, vivant aux crochets de son propre père… Il n’est pas jusqu’à mes grands recours – Casualty, Holby City – qui semblent se mettre en repos. Je sais bien que pendant des heures il y a eu tension entre  médecins, chirurgiens, économes de l’hôpital, parents et… téléspectateurs, puisqu’on nous a fait assister à la séparation réussie, au bout d’une opération interminable et pleine d’aléas, de deux siamoises coréennes soudées par le bassin. On y passait du temps, c’est vrai, mais tout de même je salivais après le déroulement de l’aventure. Eh bien maintenant c’est fini, tout ronronne, j’ai souvent l’impression que je vois une saynète publicitaire pour la qualité de la sauce tomates ou la variété de goût des potages en sachet – et même pas l’abominable Depardieu pour manger ses nouilles comme un animal. Plaignez-moi, mes belins-belines…

 

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It saves your pans: Think of parchment as a protective layer.
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