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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 09:38

          Ce n’est certes pas par amour des moteurs ou des mécaniques que j’ai regardé cet hommage à M.Diesel samedi soir. J’avais été arrêtée par son démarrage, car en passant j’avais cru comprendre qu’il s’agirait, sinon d’un vrai polar, du moins d’une intrigue policière avec dévoilement de la vérité à la fin. J’en ai été pour mes frais et j’ai dû me farcir toute une vie de recherche et de calculs de physique (combustibles et métaux résistants) à la cadence de trois heures de sommeil par nuit, autrement dit j’ai suivi toute la carrière, les déboires et les triomphes de ce pauvre Diesel. J’ai peu été intéressée par les filouteries, brocardages et coups fourrés qui ont accompagné le développement de son idée géniale et de sa réalisation finale. Ce que j’ai retenu surtout, avec l’amertume de ma philosophie sur le train du monde, c’est que le pauvre homme ne rêvait que de créer un moteur peu onéreux qui permettrait à tous d’y avoir accès (il était lui-même de famille modeste) : il pensait surtout à la marine marchande et à la pêche. Or malgré son opposition formelle, la marine de guerre allemande s’est emparée de l’invention, en même temps que les grosses sociétés industrielles du genre Krupp se lançaient dans la mondialisation avant l’heure grâce au moteur miracle. Les moins fortunés ne purent profiter de ce moteur économique imaginé pour eux… Rien d’étonnant à ce que, après un dîner de travail sur un paquebot avec des businessmen intéressés, on l’ait gentiment aidé dans la nuit à passer par son hublot… La thèse du suicide (incompréhensible pour ses proches et employés) fut toutefois retenue…

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