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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 10:53

Ce mot affreux de productivité dont nos politiques ont plein la bouche, auquel tout devrait atteindre en tout domaine (regardez par exemple les statistiques du bachot : tout baigne chez nous, puisqu’en mélangeant torchons et serviettes les cerveaux malins qui nous commandent là-haut, après règle de trois et calcul des fractions appropriés, ont constaté un pourcentage de réussites et de mentions flamboyantes aussi inédit que génial) et qui devrait sonner comme synonyme de reprise, de fin de crise, de croissance -  ce mot affreux dont nos affreux se gargarisent a eu sur les animaux de la ferme des conséquences inattendues et désastreuses. Les bêtes qu’on peut si facilement dominer vont faire les frais de cette folie de produire. Ainsi les vaches vont être amenées à donner  jusqu’à 1.000 litres de lait par an, ce qui est au moins trois fois plus que la normale d’une vie de bonne laitière, et cela au prix de sa déchéance, de sa misère, de son harassement, de son enfermement, des traites multipliées. Au prix, aussi, de son épuisement rapide, de son vieillissement prématuré : en peu d’années de ce martyre elle n’est plus que carcasse décharnée, tout juste bonne à produire du bouillon de boeuf en sachets et de la pâtée pour chats, séparée de ses veaux dès leur naissance et contrainte à des gestations répétées. Elle ne vit plus d’ailleurs à la ferme (si on peut appeler ça vivre) mais dans une « usine à lait », mot officiel qui fait frémir : le projet gigantesque qui se mijote dans la région du Nord se chiffre en hectares et en centaines de milliers de bêtes… Mes belins-belines, n’y aura-t-il donc pas moyen d’arrêter cette folie ravageuse révoltante ?

………….

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