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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 16:54

            Mea Culpa double : « Toujours au four... », Lire « zeste » et non « zest » à 4 lignes de la fin – « Très officiellement… », Lire « centaines » et non « centaine » à l’extrême fin. Merci tardif à l’ami qui me signale mes bévues : il se reconnaîtra, mais il n’y en a pas qu’un qui veille à la bonne marche de l’entreprise…

   Je viens de m’entretenir au téléphone avec un ami de longue date qui se sent accablé parce que tous ses amis et contemporains, voire condisciples, tombent autour de lui comme des mouches. Comme à Gravelotte, dirait-on quand on a une vague teinture d’histoire de France et qu’on veut épater les copains. Lointaines ou proches, ses relations l’entraînent vers les hôpitaux, ici ou à Paris, pour les derniers contacts. Je n’ai guère pu lui remonter le moral, car la même chose catastrophique se produit pour moi. L’oncologie a encore de beaux jours devant elle : on a beau avoir changé le nom de la bestiole maligne et agressive, nous avoir même montré dans les pubs médicales de la Télé que « quand il est pris à temps, il n’est pas bien méchant » (et on lui donne une bonne tête, avec des yeux modestes et pleins de tendresse qui se font câlins pour nous inviter au dépistage précoce), il n’en reste pas moins que Monsieur C fauche aux côtés de la Camarde en prenant modèle sur le fonctionnement d’icelle au temps des grandes épidémies. De tous côtés, autour de moi aussi, le carnage se précise, se développe, s’affirme comme une loi inévitable devant laquelle l’égalité est pratiquée autrement mieux que la fraternité : le mal s’est installé partout, dans tous les coins et recoins du corps – les muqueuses, les os,  la moëlle, le sang…-  et il s’est naturalisé sans avoir jamais eu à signer des papiers d’identité, au point de figurer dans notre société comme un membre de droit. On le combat comme on peut, avec des efficacités variées mais encourageantes – malheureusement on ne sait pas comment lui faire barrage, ce n’est pas un émigré… Bref, mes belins-belines, moi non plus je n’en mène pas large, moi aussi je fais profil bas dès lors que ce monsieur débarque chez des proches ou des amis à moi. Aurai-je le courage d’aller voir le film grinçant de Bertrand Blier qui démarre sur une porte qui s’ouvre  et révèle dans l’encadrement un monsieur bien mis, lequel se présente courtoisement : « Monsieur, je suis votre cancer »… comme on dirait « Monsieur, je suis votre ange gardien »… ? Franchement, je ne suis pas sûre d’en avoir le courage…..

 

 

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