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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 17:48

 

 

            Certains d’entre vous se rappellent peut-être – peut-être… - la série de blogs consacrés aux biotopes en littérature : on pouvait les enfermer dans une pièce, ils faisaient comme la chèvre de M. Seguin, ils réapparaissaient par la fenêtre. Je me demande si la même chose n’est pas en train de se passer pour Proust. Je croyais en effet vous en avoir suffisamment entretenus, mes belins-belines, certains d’entre vous d’ailleurs dissimulant avec gentillesse et grâce leurs bâillements derrière leur main (mais si mais si, je voyais tout cela, mais si, mes agneaux ! Ne me prenez pas pour une vieille dame myope, ce que j’ai aux yeux c’est bien plus compliqué !). En tout cas je voulais vous parler d’un Fritz Lang collaborant avec Brecht vu hier soir : vous pensez si on saute dessus quand on trouve « Les Bourreaux meurent aussi » dans un programme ! En V.O. de surcroît : tous les plaisirs. Eh bien non ! Cette version intégrale aurait beaucoup gagné à être réduite, on n’aurait pas appelé ça de l’amputation mais de l’émondage, du rafraîchissement… La rigueur brechtienne, si convaincante dans le simplisme voulu de sa dramaturgie, se devinait ici et là, certes, de même que les complications de Lang dans les mises sur pied de complots. Pourquoi, mais pourquoi ne se sont-ils pas entendus de manière à établir une moyenne ? une fusion ? Le résultat était super ennuyeux, prévu sans peine, d’un manichéisme décourageant… Et qu’est-ce que je vois au programme de ce soir, mes bichons ?« Un amour de Swann » de Volker Schlöndorf (que l’un de vous tout récemment, travaillant en synergie avec zèle, avait rappelé à mon attention défaillante et coupable, laquelle doit être montrée au doigt indépendamment de la qualité du film) suivi de… je vous le donne en mille (mille sept, même !) – suivi de « Le Temps retrouvé »… Je vous épargnerai sans doute, mes agneaux, mais avouez que la tentation est grande de se replonger, sinon dans les Jeunes Filles en Fleurs si rasoirs, du moins dans les riens – et quand je dis rien c’est rien que je veux dire – du côté de Guermantes…

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