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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 15:09

 

 

            Vous me direz que je dis beaucoup, et vous n’aurez pas tort. Mais précisément un hommage à la justesse de mes raisonnements me serait infiniment précieux. Vous vous rappelez sans doute, mes belins-belines, qu’il y a peu justement, au milieu de ce tintamarre carnassier entre factions qui faisait du Téléthon un champ de bataille et non point une occasion de mettre nationalement la main à la poche,  je vous avais informés de l’actualité toujours fraîche de mes interventions antérieures. Je vous avais même, à la date voulue de 1993, recopié toutes mes réflexions personnelles sur le sujet : rien n’avait changé, même causes mêmes effets mêmes polémiques. Constatation de grande conséquence pour moi, qui suis en train de relire et remanier mon « Journal au Laser 1992-1999 » dans l’intention de regrouper mes  remarques selon les sujets et même de le rebaptiser « Journal au Napalm » : après tout, le laser peut être utilisé au service de l’humanité, tandis qu’après un saupoudrage au napalm il ne reste rien, comme à Brest après les bombardements alliés. Donc, vous aviez pu voir que rien n’avait changé depuis le Téléthon de 1993. Autre exemple, tout à fait fortuit : à la fin de la prise d’otage des enfants d’une maternelle à Neuilly, le terroriste qui n’avait ni molesté ni effrayé personne une fois occis pendant son sommeil, qu’est-ce que je ne vois pas dans mon journal sinon le maire de Neuilly, déjà lui toujours lui, s’agitant se démenant  se secouant de tics d’épaule, se montrant sur la brèche, s’arrangeant pour qu’on comprît bien – même les plus endormis du cerveau : ils votent aussi, ceux-là – qu’il était tout prêt à se sacrifier pour le bien public, car personne n’aimait la France comme lui ? Ce destin tout dessiné tout tracé tout peint en doré, c’était le sien. Vous ne pouvez pas savoir comme j’étais émue de le retrouver déjà encore toujours : l’actualité d’il y a quinze ans, je vous dis… Mais je vous en dirai davantage demain.

 

                                                                                Lucette DESVIGNES.

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