Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 09:54

 

 

            Pour un peu, si je n’avais pas eu des problèmes d’yeux (et penser qu’on peut dire « yeuses » si poétiquement, si joliment – et que personne des mordus des féminisations à tout crin n’en a jamais eu l’idée, au lieu de leurs abominables professeure, auteure, docteure, écrivaine…), je me serais payé hier soir une nouvelle vision de Pouic-Pouic. C’est en effet un des agréments du marché aux navets de la fin d’été : les chaînes sont sûres de récolter tous les suffrages avec quelques inusables de ce calibre, en compagnie du Petit Baigneur ou des Tontons flingueurs. Et cela finit tout de même par poser quelques questions auxquelles il n’est guère possible de donner réponse : charisme des comédiens choisis de manière admirable ? charme branque du scénario ? irrespect total des réactions humaines normales au profit de comportements cocassement inattendus ? dialogues en or qui convenaient à merveille à leur période de réalisation (les années 50 et éventuellement 60 : depuis les goûts ont changé, mais le style Audiard leur reste attaché comme les lourds cadres ouvragés et tarabiscotés dans les plâtres et les dorés continuent d’accompagner les peintures des grands siècles mieux qu’une baguette blanche) ? oui, c’est tout cela qui joue pour donner un composé rétif à l’analyse, mais impérial. D’ailleurs les commentaires des magazines de télé reconnaissent le phénomène et se contentent de céder à une séduction imparable : ces films-là sont « franco-franchouillards » (autre question : feraient-ils rire transposés en d’autres sociétés ?), « ne cassent pas trois pattes à un volatile (je cite) », on les connaît par cœur… mais on en redemande et on les adore. Moi j’adore – mais hier soir je n’ai tout de même pas redemandé…

Partager cet article
Repost0

commentaires

S
Eh oui, de rediffusion en rediffusion, ne croyez pas, Lucette, que c'est vous qui avez la berlue ou qui sucreriez les fraises ; l'été, la télévision bégaie, elle nous engouffre de force les<br /> vieilles gloires du cinéma d'antan pour qu'au fond de notre estomac il y ait ce fondement "franco-franchouillard" censé définir le "socle des connaissances" filmiques du bon citoyen français ; un<br /> peu de mélancolie nous réunissant autour des "classiques" vous passe au papier de verre l'imaginaire des spectateurs, que c'en est un miracle... Le renforcement des bases d'une nation passent aussi<br /> par des points de détail comme celui-là : la rediffusion estivale !!!
Répondre