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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:20

            Le banquier lubrique que je poursuis sans désemparer de ma tendre affection a définitivement réintégré la vie politique française : on sait qu’il a voté dimanche, on sait même pour qui, Aubry,  comme prévu de longue haleine. C’est une réintégration discrète, me direz-vous. Certes. Un peu sur la pointe des pieds, avec sans doute de gros soupirs mal rentrés en pensant à ce que la votation du jour eût pu être si dans son cas la chair dans son décor américain n’avait pas pris   le pas sur  le schéma politique : peut-être même les copains se seraient-ils tellement pâmés dans la dévotion qu’ils en auraient supprimé les primaires, tant ils auraient été convaincus de leur inutilité vu l’importance du déferlement planétaire et même français  derrière     la figure même de l’homme. En tout cas, en primaire ligne ou pour de bon l’an prochain, l’homme avait ses petites chances, tout le monde en était bien d’accord. Alors, les gros soupirs rentrés sont compréhensibles. Ils étaient peut-être même faits pour attirer l’attention des journalistes de service, ceux qui rôdaient autour de lui en quête d’un fait-divers épicé (du genre : « il a tenté d’entraîner une jeune et jolie scrutatrice dans l’isoloir le plus proche ») : comme le fait-divers épicé n’a pas eu lieu (y avait-il absence de jeune et jolie scrutatrice ? question à mille francs anciens), les journalistes n’ont pas jugé bon d’user de la pellicule pour un droit commun qui ne sera même pas président de la République le moment venu. On ne l’a donc pas vu déposer son bulletin dans l’urne., et c’est bien dommage, car il y aurait toute une étude à faire sur les sourires qui disent « On va gagner, parce que je le vaux bien, mieux que les autres en tout cas ». Il est vrai que son sourire à lui eût été penaud, du genre « Ah ! que voulez-vous, il y a des plaisirs qui se paient cher, il faudrait toujours réfléchir avant d’agir » - l’allure du gamin qu’on finit par convaincre qu’il a trempé son doigt dans la crème pendant tout le chemin depuis la crèmerie parce que les taches sur son pull-over le trahissent en dépit de ses dénégations farouches. Et dans le cas du banquier lubrique on ne peut même pas le faire bénéficier d’un « Faute avouée à moitié pardonnée » puisqu’il refuse d’avouer. On n’a pas fini d’épiloguer sur l’affaire dans ses implications juridiques, judiciaires, morales, religieuses, politiques,  humanistes,  sociales… Mon grain de sel sera toujours disponible et présent,  n’en doutez pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

       Le banquier lubrique que je poursuis sans désemparer de ma tendre affection a définitivement réintégré la vie politique française : on sait qu’il a voté dimanche, on sait même pour qui, Aubry,  comme prévu de longue haleine. C’est une réintégration discrète, me direz-vous. Certes. Un peu sur la pointe des pieds, avec sans doute de gros soupirs mal rentrés en pensant à ce que la votation du jour eût pu être si dans son cas la chair dans son décor américain n’avait pas pris   le pas sur  le schéma politique : peut-être même les copains se seraient-ils tellement pâmés dans la dévotion qu’ils en auraient supprimé les primaires, tant ils auraient été convaincus de leur inutilité vu l’importance du déferlement planétaire et même français  derrière     la figure même de l’homme. En tout cas, en primaire ligne ou pour de bon l’an prochain, l’homme avait ses petites chances, tout le monde en était bien d’accord. Alors, les gros soupirs rentrés sont compréhensibles. Ils étaient peut-être même faits pour attirer l’attention des journalistes de service, ceux qui rôdaient autour de lui en quête d’un fait-divers épicé (du genre : « il a tenté d’entraîner une jeune et jolie scrutatrice dans l’isoloir le plus proche ») : comme le fait-divers épicé n’a pas eu lieu (y avait-il absence de jeune et jolie scrutatrice ? question à mille francs anciens), les journalistes n’ont pas jugé bon d’user de la pellicule pour un droit commun qui ne sera même pas président de la République le moment venu. On ne l’a donc pas vu déposer son bulletin dans l’urne., et c’est bien dommage, car il y aurait toute une étude à faire sur les sourires qui disent « On va gagner, parce que je le vaux bien, mieux que les autres en tout cas ». Il est vrai que son sourire à lui eût été penaud, du genre « Ah ! que voulez-vous, il y a des plaisirs qui se paient cher, il faudrait toujours réfléchir avant d’agir » - l’allure du gamin qu’on finit par convaincre qu’il a trempé son doigt dans la crème pendant tout le chemin depuis la crèmerie parce que les taches sur son pull-over le trahissent en dépit de ses dénégations farouches. Et dans le cas du banquier lubrique on ne peut même pas le faire bénéficier d’un « Faute avouée à moitié pardonnée » puisqu’il refuse d’avouer. On n’a pas fini d’épiloguer sur l’affaire dans ses implications juridiques, judiciaires, morales, religieuses, politiques,  humanistes,  sociales… Mon grain de sel sera toujours disponible et présent,  n’en doutez pas.

 

 

 

 

 

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