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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:03

  

            On nous l’annonce de toutes parts à grand fracas : c’est la rentrée. Le temps pourtant encore si beau est frisquet le matin : « nous sommes tout de même en septembre », plaident coupable les commentatrices de la météo. Les vacanciers qu’on nous montre encore en état ou envie de se baigner sont sans enfants – les enfants, eux, sont au boulot. Les hôteliers font leur bilan – pas si mauvais que ça tout compte fait. Les rentrées de classes se font sans grand bruit, même si certaines ont été fermées faute d’enseignants : un petit saupoudrage de nouveaux nommés semble faire l’affaire, pour la rouspétance on est encore en vacances. Les internats nouvelle formule, destinés aux enfants doués qui auraient du mal à trouver en famille les conditions idéales à leur développement mental (parents au bord du divorce, famille trop nombreuse, conditions de vie difficiles…) prévoient déjà – qui dit rentrée dit résultats – une moisson de mentions Très Bien au brevet. Il est vrai que de nos jours les mentions Très Bien ont tendance à se distribuer comme le papier buvard de ma jeunesse à la foire exposition de Chalon  (doux souvenir des tartelettes au fromage encadrant le Tokay d’Alsace pour changer des crus locaux pourtant  mes préférés, évocation des autos tamponneuses où les adultes s’amusaient plus que les gosses, soirée d’après 18 heures où les amis se retrouvaient, voire se donnaient rendez-vous pour partager la douceur de vivre…). Le matériel des écoliers ou des collégiens est coûteux, mais semble obligatoire dans ses modes et couleurs :aucune de nos chères têtes blondes n’accepterait aujourd’hui sans révolte de faire sa scolarité comme mon frère et moi l’avons faite, avec une vieille « bzi », autrement dit un vieux cartable hérité de la génération précédente et fait pour durer jusqu’au bachot. Tout nous ramène à la rentrée, et heureusement ce sera la fin des étalages de charcuterie qui ont fleuri depuis avril, perspectives mammaires opulentes prévues pour charmer et dont cependant on détourne volontiers le regard…Tout cela remballé jusqu’aux premiers beaux jours – ouf ! merci, aspro !

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commentaires

S
A propos de rentrée : qu'on se le dise !! La rentrée préparée par le ministre de droite a été fidèlement, à quelques inflexions près, mise en musique par le ministre "de gauche".<br /> <br /> Les classes du Lycée du Parc, à Lyon, pour le secondaire, dépassent très souvent la trentaine d'élèves ; en langues, ce sont les horaires-planchers qui prévalent (eh oui, dès lors que l'on prévoit<br /> non pas des heures obligatoires d’enseignement par matière, mais une "dotation horaire globale" par établissement, c'est le minimum pour tous) ; les matières comme l'histoire et la géographie ont<br /> été tranchées comme des rondelles de saucisson, en thèmes, si bien que la perspective historique disparaît (et si un élève arrive à savoir qu'il y eut une Révolution en 1917 en Russie, ou la<br /> Commune de Paris en 1871, juste à la naissance de la Troisième République, en France, c'est qu'il aura été bien curieux !!!) et que les différences en géographie humaine et économique sont arasées<br /> à la moulinette d'une vision totalisant les faits ; le socle commun des connaissances poursuit ses ravages, abaissant le niveau culturel des élèves, sous prétexte de mieux faire assimiler les<br /> connaissances.<br /> <br /> Cerise sur le gâteau : pour mille neuf cents élèves, dont mille deux cents élèves de Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE), le Lycée du Parc, lycée connu internationalement pour<br /> l'excellence de la formation dispensée, tant pour les "littéraires" que pour les futurs ingénieurs, polytechniciens, politologues, sociologues, élèves des Écoles Normales Supérieures, et d'autres,<br /> a un Centre de Documentation et d'Information qui dispose, pour tout faire, sur deux étages, et accueillir plus de mille élèves par jour, et saisir les documents, et les prêter, et les ranger, et<br /> conseiller les élèves, passer les commandes pour toutes les matières, etc. de DEUX PROFESSEURS DOCUMENTALISTES !!! Le Pérou : de quoi nous plaignons-nous ???<br /> <br /> QU'ON SE LE DISE : LA GRANDE PAUVRETÉ ORGANISÉE DE L’ÉDUCATION NATIONALE est un choix, avalisé par le présent gouvernement, qui ne songe pas à rétablir les 77 000 (oui, soixante-dix sept mille)<br /> postes supprimés par la bande Sarkozyenne, mais veut précariser la Fonction Publique, comme Lionel Jospin en son temps, par la création d'emplois-jeunes à titre transitoire.<br /> <br /> Ce gouvernement a fait le choix de faire avaliser, par un coup de force anticonstitutionnel (permis par le Conseil Constitutionnel, "qui ne fait pas de politique", et ne demande pas au gouvernement<br /> qu'il y ait la réunion du Congrès pour changer la Constitution), le Traité de Stabilité, de Coopération et de Gouvernance, qui aura la force d'une loi constitutionnelle, et gravera dans le marbre<br /> l'austérité obligatoire pour les salariés : le retour à l'équilibre, cette année, des budgets publics, si prompts à voler au secours du capital financier, aurait signifié des coupes de soixante-dix<br /> sept milliards d'euros.<br /> <br /> L'on comprend pourquoi l'Enseignement Public et Laïc continue à se porter si mal.<br /> Et pourquoi les conditions de travail y sont exécrables.<br /> Et pourquoi ma fiche de paye n' a pas bougé depuis trois ans, au moins.<br /> <br /> Ceci dit, les enseignants ne sont pas de doux agneaux, prêts à se laisser tondre indéfiniment ; pour ma part, j'entends que la dignité du service public soit établie et respectée par ceux qui nous<br /> gouvernent.
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