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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 10:29

 

 

            L’autre jour je vous ai entretenus des « enregistrés sans titre » qui traînaient parfois ici ou là dans mes réserves, et je n’avais guère envie (bien que vous annonçant que j’allais le faire : c’est en prenant la liberté de ne pas respecter les promesses à vous prodiguées, mes belins-belines, que je trouve pleinement l’exercice de mon libre arbitre, c’est du détail menu menu, convenez-en, mais au moins sur ce plan-là il fonctionne) guère envie, donc, de vous entraîner dans les coulisses de la fabrication. Mais une fois de plus un texte de douze longues pages a disparu – je dis bien : envolé, escamoté, anéanti, vaporisé, sans aucune indication possible de retour, mon installateur s’y est employé en pure perte plus d’une heure, à trafiquer même les entrailles du disque dur, bref on aimerait bien savoir comment fait la police pour retrouver la trace des comptes frauduleux des entreprises ou des ministres que leurs comptables discrets ont supprimés des ordinateurs mais que les experts étatiques des fraudes sont capables de retrouver après des semaines ou des mois. N’étant pas au courant du procédé ou du logiciel à employer je n’ai rien retrouvé. Et c’était le début d’un petit roman, et je n’avais pas envie de le reprendre – j’avais finalement été contente de son écriture, je n’était pas sûre de retrouver la même veine. Désolée, donc, dans un premier temps. Mais machinalement j’ai relu le blog y afférant, tout récent, et j’ai voulu aller sur l’un de ces « sans titre pour le moment ». La fortune sourit aux audacieux (je vous donne directement la traduction : j’aurais peur de vous fâcher en vous disant « Fortuna audaces juvat ») – j’ai repris un texte abandonné parce que je ne trouvais pas mes rancoeurs exprimées avec assez de force, l’exaspération de la perte de mon texte s’est mise de la partie… et voilà une nouvelle nouvelle terminée, pas si mal que ça après tout. Evidemment elle ne figurera pas dans les cinq volumes de mes contes et nouvelles traduits aux USA, il y en a comme cela déjà quatre ou cinq qui ont continué à s’écrire depuis le début de l’entreprise et qui vont dormir dans mes dossiers , peut-être du sommeil du juste – mais vous voyez que « tant qu’y a d’la vie y a d’l’espoir » : une scie qui me trotte par la tête depuis ce matin et dont je me débarrasse comme je peux !

                                                                                                   Lucette DESVIGNES.

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