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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 08:53

 

 

            Comme chez les « ravisotes »,  autrement dit les filles de vieux couples qui leur tombent dessus comme s’ils s’étaient repris à plusieurs fois pour venir à bout de leur tâche, j’ai quelques commentaires à faire – pénicilline retard ! -  sur le comique des séries télévisées anglaises : je m’y crois autorisée puisque le sujet semble amplement débattu ou du moins en question dans les quotidiens de la capitale, ceux qui sont censés nous donner le la en matière de pensée et de conversation. J’ai réfléchi, surtout à l’aide des listes de titres de séries qui nous étaient proposés et qui m’ont singulièrement rafraîchi la mémoire, sur la vis comica  de ces feuilletons parfois inusables (ils peuvent compter jusqu’à 200 épîsodes) -  ceci pour ma gouverne personnelle mais tout autant, mes belins-belines,  parce que c’est la rentrée et qu’il faudra bien que nous reprenions nos programmes sérieux. La vis comica, il n’y a rien de plus sérieux comme sujet d’étude, malgré son air fantaisiste. Au milieu, donc, de toutes ces évocations de comédie (certaines séries portent effectivement ce titre), il est ^parfois difficile non seulement de justifier son engouement, voire l’hilarité irrépressible qui vous gagne devant tel spectacle, mais encore de donner un accord global. Il semble que de l’autre côté de la Manche aussi on s’intéresse à l’analyse du comique, ou du moins  qu’on revendique farouchement une paternité exclusive. : « La vraie comédie britannique » annonce-t-on avec fierté, celle qui se moque des autochtones comme personne n’a jamais su ni osé le faire… Mais le choix des morceaux d’illustration est malheureux : ici une tarte à la crème, là une chute qui ne fait pas rie, ou encore un gag qui ne passe pas facilement… Il est très possible que le rire n’ait pas les mêmes causes sur les deux rives du Channel…

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commentaires

S
Ma deuxième version du sonnet précédent ; j'espère ne pas avoir ajouté à certains défauts que j'ai perçus.<br /> <br /> <br /> La défaite du soir<br /> <br /> <br /> Il y a des faïences anciennes au fil du temps,<br /> Où de superstitieux pas franchissent les failles ;<br /> Il y a un bleuté passé, où il s'écaille<br /> De nos songes affadis, aux saisons froidissant ;<br /> <br /> Il y a des broussailles aux chemins s'effaçant,<br /> Où s'accrochent, jaunies, des herbes, qui tressaillent ;<br /> Il y a des senteurs de chaumes ou bien de pailles,<br /> Où s'attarde un premier temps de verdeur luisant<br /> <br /> Qui blesse à la mémoire, en une fausse ivresse<br /> Montée comme au ciel l'alouette qui paresse,<br /> Avant qu'elle ne plonge, en poursuivant le soir<br /> <br /> Et s'abîmant aux rouges, elle ne se fonde au noir,<br /> Quand la nuit s'allonge et que les arbres s'emperlent,<br /> Prenant à leurs gelées les sifflements du merle.
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S
Pour vous, Madame Desvignes. Une atmosphère intérieure.<br /> <br /> La défaite du soir<br /> <br /> <br /> Il y a des faïences anciennes, au fil du temps,<br /> Où des lilliputiens sautent au-dessus des failles ;<br /> Il y a ce bleuté passé, où il s'écaille<br /> De nos rêves blêmis, aux saisons se fardant ;<br /> <br /> Il y a des broussailles aux chemins s'effaçant,<br /> Où s'accrochent, jaunies, des herbes, qui tressaillent ;<br /> Il y a des senteurs de chaumes et de pailles<br /> Où reste une saison défaite et s'invitant,<br /> <br /> Dépouille à la mémoire, en une fausse ivresse<br /> Comme une alouette exaltée, et qui paresse,<br /> Avant qu'elle ne tombe, en poursuivant le soir<br /> <br /> Et ne s'abime au rouge, et ne se fonde au noir,<br /> Lorsque la nuit s'allonge et les arbres s'emperlent,<br /> Prenant à leurs gelées les sifflements du merle.<br /> <br /> La forme du sonnet est, décidément, ma préférée, parce qu'elle permet, en quatorze vers, serrés, de déployer un monde entier. Le seul lien avec votre écrit du jour est que c'est l'envers du<br /> comique.
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