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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 10:54

 

 

 

         Lorsque je tonne et tempête contre les féminisations abusives qui, à mon avis, trahissent davantage un esprit inutilement revanchard de femelles frustrées qu’elles n’expriment la réalisation d’une égalité restée théorique, j’appelle toujours à mon secours les exemples latins de professions qui, malgré leur terminaison féminine, n’ont jamais causé d’ennui à la virilité de leurs représentants : on n’aurait jamais eu l’idée, à Rome, de décliner sur rosa,  la rose – c’est-à-dire au féminin – l’adjectif accompagnant scurra, poeta ou nauta. Et pour pape, donc (toujours à Rome mais une fois la république puis l’empire oubliés), nul flottement  entre deux genres, même si « habemus papam »a l’air de proclamer un rattachement provocant à la première déclinaison. Dans le même ordre d’idées, on devrait en toute bonne logique se pencher sur le cas humiliant des estafettes, des vigies, des ordonnances : tous ces hommes (et, de plus, des militaires, dites un peu !) traités comme des spécimens à part, écartés de la foule des mâles pour ces fonctions délicates et spéciales… Et  des vedettes, donc ! Delon, Ventura, Bébel se sont-ils jamais plaints d’être comptés comme les valeurs les plus évidentes du vedettariat français ? comme des vedettes éclatantes, glorieuses, triomphantes ? Allons, allons, je vous dis que ce faux problème de la féminisation des professions désignées par un vocable masculin ne tient pas debout – mais comment faire à présent puisque le mal est fait ?

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