Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 20:21

     J'avais annoncé que je vous en reparlerais quelque jour. Dans mon esprit, c'était pour rendre hommage à ceux qui tiraient leur scénario de quelque chose de solide, qui avait fait  ses preuves : ainsi j'avais salué des réalisations comme "Le Chien qui avait vu Dieu", d'après Buzzati - original, équilibré, le suspens bien ménagé (ce que le même réalisateur    a tenté par la suite n'a été que nul, car il suivait une inspiration manifestement compétente au niveau de l'image, mais insuffisante du point de vue construction dramatique). Aujourd'hui, probablement influencée par ce tout récent  épisode de chirurgiens à la recherche d'une infirmière, lesquels quittent la climatisation de leur hôpital pour se plonger dans diverses transpirations africaines avec castagne et courses-poursuites (dites-moi un peu ce que ça vient faire là?), je voudrais les épingler, et vertement. Il se trouve que c'est la même insuffisance sur toutes les séries à la fois (mais je ne les accuse tout de même pas de l'avoir combiné). Ici la question du vol de bébé  ne sera probablement réglée que dans l'épisode à venir (if ever) ; vous pensez à l'aubaine pour un scénariste de se reposer les neurones à présenter nonchalamment l'affliction dans une famille et les réjouissances dans une autre - surtout  ces dernières, tempérées par la bizarre attitude de la jeune mère zombie montrée dans ses hypostases indéfiniment multipliées. Ailleurs, outre l'équipée africaine, c'est l'accident de la route des nouveaux mariés avec leur famille : verglas, rencontre de deux véhicules, atterrissage dans un étang dont la glace cède sous le poids de la voiture... On va encore exploiter le filon des larmes, je sens ça !  Dans une autre série, la déposition devant le tribunal de la victime d'un viol dure et dure sans faire avancer les choses d'un poil (et pourtant j'avoue que j'adore les films américains qui se passent devant un tribunal, j'adore le croisement de fer des avocats et procureurs ). Ce n'est pas leur imagination que je reproche à ces scénaristes, loin de là -  c'est le mauvais emploi qu'ils en font. A demain!

 

                                                                                                                       Lucette DESVIGNES.

Partager cet article
Repost0

commentaires