Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:16

            A quel niveau l’étiquetage « Série B » s’établit-il ? Est-ce quelque chose d’officiel, comme il y a les officiers et les sous-officiers, dont les responsabilités et le traitement sont ouvertement en rapport ? Fait-on intervenir l’accueil par le public, donc le nombre d’entrées en salles ? Ne croyez pas, mes belins-belines, que je me sois lancée dans une étude circonstanciée de la question : en général, lorsque tel  titre de film qui me tenterait se trouve classé selon cette catégorie dépréciative et rigide (ainsi tous les films de Randolph Scott, et bien d’autres), je cherche fortune ailleurs. Je ne me laisse attendrir que si la critique y ajoute un correctif : « petit film de Série B, mais joliment joué et à (re)découvrir » - la vision n’aboutissant pas d’ailleurs forcément à la satisfaction annoncée. Je soulève le problème à la suite d’une avalanche de films dont Mitchum est le centre ces temps-ci, à croire qu’on prépare sa sortie hors de ce monde. Jusqu’à trois par soirée – de quoi se régaler si on est amateur, ce que je suis. Les Don Siegel et autres de même farine, que je ne connais pas, me poussent à faire un effort : il y a peut-être du bon ici ou là dans ces productions mineures. Ma bravoure vient d’être récompensée :  après Racket, assez minable bien que de Nicholas Ray, j’ai pu voir  dans Fini de rire (dont le seul attrait était la VO), Mitchum recevoir une pâtée comme on a peine à l’imaginer. Maintenu par deux braves pour laisser le chef s’en donner à cœur joie, je l’ai vu cogné, le ventre défoncé, le visage tuméfié, les reins cassés par les coups de pied une fois tombé à terre, chacun y allant de sa petite participation à la rossée, puis fouetté à coups de ceinture comme un coupable et enfermé dans la salle des machines d’un bateau dont les tuyaux crevés  crachaient la vapeur (lui tenait bien le coup malgré la température, peut-être même cela lui était-il bénéfique, car il s’en échappait ruisselant pour reprendre la lutte), et c’était trop de présomption de sa part car on va cette fois lui injecter en intraveineuse une solution qui lui fera perdre la mémoire (donc  l’empêchera de dénoncer le trafic qu’il a découvert) en assurant sa mort au bout de l’année.  Les sauveurs arrivent à ce moment précis, eh bien mon Mitchum reprend la castagne, frais comme un gardon, pas une marque sur le corps comme s’il sortait d’un commissariat.. Comme on dit dans le monologue des Conscrits de Saint-Marciau :  « Au tombe roide mort, au se r’lève point de mau ! » J’étais bien soulagée…

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens