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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 09:56

Surproduction, quel beau mot ! Tirer de la terre dix fois, quinze fois, cent fois ce qu’elle pourrait donner normalement, n’est-ce pas là un beau rêve qui permettrait de nourrir tous les affamés de la planète ? Mais il se trouve, mes belins-belines, que les producteurs (ou surtout ceux qui tirent les rênes de la production) n’ont pas du tout envie de changer la distribution des biens de consommation de manière que cessent les famines : seules les intéressent les multiplications par dix ou cent ou mille des bénéfices de cette production surabondante. Quand j’étais petite fille, on m’avait appris que la surabondance du café au Brésil ne servait qu’à chauffer les locomotives à vapeur et que les récoltants étaient, du coup,  plongés dans une misère noire : il faut croire que cet exemple aussi frappant que simple n’avait servi de leçon à personne puisque, un siècle plus tard, même avec l’accroissement tragique de la faim dans le monde, on continue dans la surproduction en tous domaines. On cultive même à grande échelle sans la moindre terre, on se livre à l’élevage de ce qui ne donne plus suffisamment dans le cadre de la pêche traditionnelle (même avec ses mailles de filets destructrices et ses engins toujours plus sophistiqués, plus meurtriers), bref il faut produire davantage pour gagner toujours davantage. Vous voulez que je vous parle des truies qu’on insémine de force dès qu’une portée de 12 ou 15 porcelets tient à peu près debout ? C’est que cela donne par tête de pipe entre 60 et 75 porcs de plus par an : là encore on en a des idées dans l’agroalimentaire !

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