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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:44
     Au fur et à mesure que je relis "La Dent dure" - ce journal au Laser que je ferais mieux de baptiser Journal au napalm; car le laser peut être domestiqué dominé utilisé pour guérir, tandis que le napalm n'est que destruction défoliage mise à mort - je m'aperçois avec soulagement que la plupart de mes têtes de Turcs sont toujours d'actualité. Par exemple Depardieu ne mange plus de nouilles à la télé, c'est vrai, mais on le voit quand même partout. Colonel Chabert, Fort Saganne, Cyrano... immortelles incarnations que vous voyez encore quinze ans après leur création - et je n'en cite que pauvrement, par flemme, mais vous pourriez me remplacer et énumérer toutes celles que je viens d'omettre. Pendant un moment,  avec lui c'était comme du temps des dramatiques de la télé deux chaînes : dès que Jean-Louis Bory venait de lire ou de relire un roman de Balzac, il téléphonait à la suave Alice Sapritch - "Allô Alice, j'ai un Balzac pour vous". Pas le temps de se retourner : dans les deux mois on voyait un autre Balzac atterrir sur la 2 des dramatiques (et là je loue : c'était la chaîne des "Perses", de certains spectacles rares de comédie italienne du XVIIIème, de la Caméra explore le temps... Las! Pourquoi n'explore-t-elle plus nos temps amers? Les Balzac avec Sapritch avaient grande allure)... Donc, Depardieu reste une valeur sûre. Savoir cependant si son specatacle de nouillivore sur nos petits écrans n'a pas fini par le desservir? La question reste posée. Qu'on confie à un comédien d'envergure limitée, dont le seul talent était de ressembler furieusement à Fernandel et de savoir merveilleusement l'imiter dans son ton, ses tics, sa voix c'est à mon avis de bonne guerre : puisque l'acteur avait cette corde à son arc, pourquoi ne pas l'en faire jouer? Pourquoi ne pas imaginer toute une série publicitaire reprenant le personnage dans ses entretiens avec Dieu? C'était satisfaisant à tout point de vue,  humain, esthétique, moral...et même commercial, CQFD.  Qu'on ôte les pâtes de la bouche de ce pauvre hère de curé de campagne pour qu'un Depardieu s'en empiffre, et longuement, et goutonnement au-delà de ce qu'il est permis de tolérer, c'est immonde, immoral, indécent - surtout que le bulletin de salaire du curé de campagne et celui du béni-bouffetout ne doivent pas être rédigés en même monnaie. Combien de curés de campagne vaut-il au poids de la farine, ce Depardieu (et heureusement qu'il y avait sur le passage un Jean Carmet pour rafler le rôle du curé de Tours, sans cela Depardieu reprenait encore la tonsure pour un tour)? Vous le voyez, mes têtes de Turcs sont toujours d'actualité. Et j'en ai, mes belins-belines, j'en ai... Je vous dirai tout en temps utile.

                                                                                                                  Lucette DESVIGNES.
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