Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 14:51

 

 

            Ce vilain temps de novembre qui nous tombe sur les épaules au lieu de fleurer bon le muguet  supprime, ou du moins ralentit,  les envies de bondir qui s’emparent même des plus faibles, des plus éprouvés par l’âge, dans la deuxième quinzaine d’avril. Les giboulées se sont transformées en une présence constante de tornades de vent mouillé, ou d’averses à la température de la glace fondante, ou de grands courants d’air déshabillant les premières feuilles enfin apparues sur les branches : de toute façon  nous ne faisons que perdre au change. Les giboulées, après tout, lorsqu’elles se calment, ont d’habitude l’avantage de nous faire mieux apprécier les éclaircies pleines de soleil, même si ces éclaircies bienvenues n’arrivent pas à durer et se font effilocher par les coups de vent ; et les coups de vent eux-mêmes dans leur rudesse ont une espèce de jovialité bon enfant qui prête volontiers à la bonne humeur. Eh ! bien hier à minuit les bourrasques étaient violentes et presque meurtrières, j’ai même failli être emportée, en tout cas j’ai dû marcher bien plus vite que je ne le désirais. Vous vous direz : « Mais qu’est-ce qu’elle va bien fabriquer à minuit à se promener dans les rues ? L’heure du chien et loup est dépassée depuis longtemps… S’entraîne-t-elle à tenir le coup jusqu’au chant du coq, lequel signalera la fin des ténèbres et l’obligation de regagner son cercueil en tirant le couvercle aussi hermétiquement que possible ? ». Je vous laisse réfléchir, mes belins-belines : vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas fourni un aliment aujourd’hui encore, même si on peut discuter de sa portée philosophique ou utilitaire…

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de lucette desvignes
  • Contact

Recherche

Liens