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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 21:03

   En voyant que le sujet de Holby City de ce week-end avait besoin de deux longs épisodes pour se développer, je pensais bien qu'on allait avoir de la décoration de Noël de tous les côté. Non point seulement parce que c'est la saison, bientôt, et que depuis des années la célébration de Noël parmi les équipes de médecins, infirmières, soignants de toute catégorie et de tout sexe, est l'occasion de surprises diverses pour le spectateur (ainsi la révélation de sentiments insoupçonnés chez les uns ou les autres, qui pointent le nez quand le champagne a coulé un peu trop), mais encore et surtout parce que dans cette atmosphère particulière il est facile de donner dans le romantisme ou la féerie. Je n'ai pas été trompée, et pourtant le panorama était sombre après le passage du tireur fou à l'arbalète, qui d'ailleurs s'est fait justice, après avoir expliqué qu'il avait trouvé le courage de tuer pour se prouver à lui-même sa vaillance (il y aurait ici une allusion directe aux pratiques américaines du droit aux armes et de ses conséquences que je n'en serais pas autrement surprise). Une infirmière décédée, une autre gravement handicapée, partout l'affolement et la détresse comme fond de tableau à ces interventions chirurgicales qui se font dans des conditions impensables.... On ne pouvait tout de même pas s'attendre à unpassage direct aux mirlitons, chapeaux en carton et langues de belle-mère, aussi bien l'épisode nouveau a-t-il traité de Noël dans la gravité. Un rêve sous la neige, un des meilleurs et plus attachants chirurgiens comme centre d'intérêt : c'est toute l'histoire de sa vie de dévouement et d'abnégation qui se déroule devant nos yeux, transformée par les symboles. Il  songe à se détruire  en croyant qu'il a raté sa vie (sa fille, blessée, le repousse car il s'est occupé d'abord des autres victimes; son fils vient d'être condamné pour trafic de drogue et l'accuse de ne jamais l'avoir compris ni aidé; il se reproche toujours la mort de sa femme qui a opté pour la mort dans la dignité et l'a impliqué dans cette décision; il a, dans l'urgence au milieu de la panique, refusé d'opérer illégalement, fui ses malades pour rechercher sa fille, tergiversé maniaquement alors que le temps pressait - il se juge lamentable et indigne). On se croirait dans un film de Capra, neige, Noël, rêve, intervention d'un mystérieux bonhomme qui le convainc de sa valeur et lui fait comprendre qu'on attend ses services - du vrai Capra, vous dis-je (et c'est loin d'être déplaisant, je vous assure). Naturellement la tonalité de conclusion de l'épisode est infiniment apaisée, puisque - qui en eût douté? - il reprend l'opération en cours qu'il avait failli déserter. J'aime que l'hémoglobine s'accompagne à l'occasion de tendresse et de méditation sur la vie et la mort. Je vous en reparle dès lundi. Bon dimanche, mes belins-belines!

 

                                                                                      Lucette DESVIGNES.

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