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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:39

         Dans le passage des chats à l’état adulte tel que je le conçois pour la vie harmonieuse des amis quatre pattes autour de moi, chez moi, avec moi, il y a un moment critique qui suit le plein de vaccins, le tatouage et la stérilisation : c’est l’apprentissage du sous-sol donc de la chatière, aller et retour – à la fois l’ivresse de l’évasion plus ou moins interdite et la certitude d’être repris après la fugue, de retrouver le bon chaud, le doudoux, le miam–miam délectable.Mon Hysope, la benjamine (à ce que je crois, mais Gribouille survenu encore plus récemment semble plus jeune qu’elle malgré ses airs cascadeurs), en est arrivée à ce rite d’initiation et cela complique la vie entre mes quatre murs : je ne peux guère la lâcher aux alentours de  cette ouverture vers le large sans vérifier la manœuvre, pour intervenir si l’ivresse de la liberté semble gagner sur l’amour du cocon seul connu jusqu’alors. Son lien de fidélité avec moi n’est pas encore assez total, assez absolu pour garantir le retour au bercail après un temps d’euphorie en accord avec les nécessités psychologiques, et surtout il me faut être parfaitement sûre qu’après avoir utilisé la chatière pour la sortie elle la considère bien comme le moyen de reprendre sa place au milieu du cercle de famille. Une fois de plus hier je me suis émerveillée de voir combien les autres minets m’entourent pendant ces phases délicates ; Maxence à deux reprises a bondi sur la capricieuse qui caracolait avec impertinence en refusant de rentrer, il a joué les chiens de berger avec tendresse pour elle et dévotion pour moi. Oh l’intelligence des chats, leur sens divinatoire, leur prescience…

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