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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:23

Mea Culpa « Une petite vingtaine » : ligne 3 à partir de la fin, lire « quittés » et non « quités ».

 

            Une de mes vieilles amies, à la lecture du « Chat triste » qui ouvre le recueil des « Nouvelles à chuchoter au crépuscule », s’est déclarée affolée du passage où sont évoquées et décrites les tortures qu’on réserve dans les laboratoires aux animaux récupérés pour la vivisection. «  Mais quelle imagination noire ! m’a-t-elle dit avec ressentiment. Comment as-tu pu, toi qui dis aimer les animaux, imaginer des manières pareilles de faire souffrir de pauvres bêtes sans défense? ». Mais justement, ma bonne dame, tout est vrai dans ce que je décris ! Ce n’est pas mon imagination à moi qui est malade, c’est celle des vivisecteurs de tout poil qui combinent leurs puissances de réflexion pour être aussi performants que possible. Aussi utiles à la science, déclarent-ils d’eux-mêmes avec orgueil. Oh certes ! L’expérience, par exemple, des gouttes d’acides variés versés dans les yeux dont on recoud les paupières chez des lapins maintenus dans des cadres de contention (car, pauvres lapins, ils ne peuvent pas crier, alors ils gigotent jusqu’à se mutiler contre les parois tandis que leurs yeux pourrissent lentement là-dessous) – c’est une expérience demandée par l’armée canadienne en prévision de la prochaine. Je pourrais vous donner des détails et des précisions. Mais justement j’ai voulu par le biais d’un récit  attirer l’attention sur ce génie du mal qui se donne de graves justifications pour prospérer. Le tonneau hérissé de lames et de pointes dans lequel on secoue un chat ou un chien à des vitesses variées (n’est-ce pas intéressant de savoir s’il va succomber et au bout de combien de temps ?), c’est du vrai là encore, et non le cauchemar de mon imagination malade. Mais alors… si tous mes lecteurs se mettent à me détester d’avoir pareil sadisme qui se défoule dans un récit sur les animaux ? Aurais-je dû mettre sous chaque description de torture une note de bas de page pour rectifier la part de chacun dans ce martyre des bêtes ? pour un bon usage de la lecture ? Je pensais naïvement avoir dépassé, au niveau des lecteurs, le besoin  qu’avaient les clercs, autrefois, d’ajouter en marge des manuscrits, quand il fallait une interprétation au second degré, « Mentitur » - il ment, pour rétablir la vérité. Mais précisément, pour compliquer le schéma, moi je ne mens pas le moins du monde…

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