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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:53

 

 

            Nous avons tous et toutes assisté haletants au déroulement du fait-divers américain et de ses suites,  mais nous les simples troufions nous piétinions sur l’asphalte, au rez-de-chaussée. Avez-vous pensé à tous ceux qui étaient au balcon et qui ont vu le même spectacle ? Avec bien entendu un effet de perspective et une impression d’y être directement mêlés à cause de l’altitude : ce pauvre banquier lubrique était l’un des leurs. D’où ces émotions mal cachées, d’où ces conflits cornéliens : on nous l’a piégé, c’est un complot international, pleurons prions soutenons-le. Pourtant quelques voix dissidentes : Mais vous avez vu cette pauvre femme peuhle, cette immigrée analphabète ? en face de cet habitué du trousse-jupon, avec ses poches pleines pour réparer les pots cassés et payer les silences ? ne devrions-nous pas protéger et défendre la victime ? D’où volte-face : prudence pour défendre notre cher calomnié! écartons-nous mine de rien, c’est vrai qu’il nous revient de défendre la veuve et l’orphelin, nous ne l’avions guère fait dans un premier temps…Silence, donc, taisons-nous, laissons passer les voitures. On verra bien : dans l’intervalle, organisons-nous pour continuer sans lui. Parfait, on s’organise, on fait des réunions, on vote, on se déclare, chacun défend sa petite chance vu le grand trou que le suspect-faux-coupable a laissé. Et Poum ! De nouveau ce trouble-fête, ce chien dans le jeu de quilles des copains ! Coucou, me revoilà ! On m’a enlevé mes menottes, tout baigne, je suis blanc comme neige, on n’est jamais sali que par la boue, je vous reviens les amis, frais comme un gardon, prêt à bouffer du lion ! Embarras des bouche-trou…  n’est-il pas plutôt tout prêt à les dévorer, ces lieu-tenants  sans éclat si pleins de bonne volonté? Quand vous voudrez ! disent les uns du bout des lèvres. Ah !mais non, disent les autres, je lui laisse la place, certes, mais je ne veux pas être la seule à le faire. A ce qu’on m’a dit, ça crie dans ce Landerneau-là, ça crie… L’heure des bilans personnels est atteinte, il y a des oreilles basses par-ci par-là, on piétine pour les dates, pour les décisions à prendre, proches ou lointaines….Au fond, ça redevient une simple affaire de famille, donc le cercle de famille  applaudit à grands cris : les cartes vont se redistribuer à la main et toutes nos valeurs morales sont intactes. Puisqu’on vous dit qu’il y aura un non-lieu !

 

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