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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 11:12

         Alors, vous les avez retrouvés hier soir ? Qui ? Mais tous ceux de Downton, voyons ! Moi j’y étais bien sûr, au premier rang ; et si vous avez manqué ça ce n’est pas faute d’avoir été tenus informés : j’avais en tout cas fait à votre égard tout ce que j’avais pu. Qu’est-ce que cela va donner dans cette suite peut-être rajoutée sur l’élan de son succès ? Il est trop tôt encore pour le dire, sauf que les problèmes qui se posent sont aussi graves que ceux posés par la guerre : un domaine comme Downton peut-il continuer dans le contexte politique et social nouveau ? Certes les Grantham sont bienveillants, chaleureux avec leurs domestiques, persuadés que le domaine a un rôle à jouer dans l’économie du pays en fournissant de l’emploi à diverses catégories de travailleurs… mais c’est une voix assez faible qui tâche de se persuader elle-même. Et la présence, mal acceptée d’abord au sein de la famille, du couple irlandais (une des filles Grantham  a épousé l’ancien chauffeur, devenu journaliste combattant pour la libération de l’Irlande du joug anglais), permet aux problèmes d’être abordés et âprement discutés, d’autant que la survie de Downton ne peut se faire que si un héritage inattendu renfloue les caisses vides - ce qui est une donnée d’ancien régime, inacceptable pour une génération nouvelle gagnant sa vie par son travail. Moins universel, mais plus pathétique, le problème des jeunes filles dont tous les prétendants possibles sont morts à la guerre et qui doivent, pour connaître la vie mariée, se consacrer à des mutilés ou à des hommes trop vieux :

d’autres problèmes s’esquissent, au niveau ancillaire tout aussi graves, et ce serait une grosse déception s’ils ne se développaient pas de manière fascinante.

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